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Il y a six grandes gares de chemin de fer à Paris, chacune desservant une partie différente de la France et de l’Europe. Le trajet le plus spectaculaire est celui du Tunnel sous la Manche (ou Chunnel) ; le voyage de l’Eurostar ne prend que trois heures. Le TGV (train à grande vitesse) relie aussi Paris à Amsterdam et Bruxelles. Le réseau de chemin de fer intérieur français peut vous emmener presque partout dans le pays.
Avec l’Eurotunnel, on peut maintenant venir de Londres à Paris en voiture sans difficulté. Si vous venez d’un autre endroit d’Europe, une fois en France, des autoroutes modernes vous conduiront rapidement, mais pour un prix relativement élevé, à Paris.
Paris est un endroit où il est étonnamment agréable de marcher : la ville est compacte. Attention pourtant aux carrefours, les voitures ont tendance à ne pas s’arrêter.
Les navettes sur la Seine sont plutôt destinées aux touristes qui veulent s’imprégner du spectacle de la ville qu’aux gens qui cherchent à se rendre à un endroit précis. Néanmoins, il existe les navettes Voguéo (www.vogueo.fr), qui permettent de se déplacer sur la Seine
Désormais, le vélo fait partie intégrante du paysage urbain. Le succès du Vélib (www.velib.paris.fr) en est la preuve.
Au cas où vous ne l’auriez pas deviné, conduire à Paris est réservé aux agressifs majeurs. Si vous n’avez pas de temps à perdre, prenez plutôt les transports en commun, qui sont généralement bien entretenus et extrêmement pratiques.
On peut dire ce qu’on veut sur la conduite à Paris, mais les transports publics sont parmi les meilleurs du monde. L’option la plus efficace, le Métro (et son système frère, le RER) a un énorme réseau souterrain. Où que l'on soit dans Paris, on peut trouver une station de métro à quelques rues de là. Il faut faire attention à bien choisir sa carte de transport, en fonction du nombre de trajets prévus, les cartes à la journée ne sont pas forcément la solution la plus économique. La Carte Orange hebdomadaire ou mensuelle est souvent plus avantageuse même si on reste moins d’une semaine.
Le système d’autobus publics va partout mais ses horaires sont ridicules quand ils ne circulent tout simplement pas le dimanche ou les jours de fête. Le réseau des Noctambus prend le relais du métro et des autobus après la fin de leur service, dans les zones très fréquentées.
Les autocars Euroline relient Paris à la plupart des grandes villes d’Europe. Il n’est pourtant pas idéal de faire de longs trajets en car à l’intérieur du pays.
L’aéroport international Charles De Gaulle se trouve à 27 km au nord de Paris. C’est une importante plaque tournante, il n’est donc pas compliqué de trouver un vol pour quelque destination que ce soit. Des vols quotidiens desservent toutes les villes du pays, mais il est généralement plus commode de prendre le TGV. La taxe d’aéroport est comprise dans le billet et varie selon la destination. Il y a plusieurs manières d’aller de Charles-De-Gaulle au centre ville : le RER, un service public de bus exigus, des navettes privées et des taxis. Le second grand aéroport, l’Aéroport d'Orly, est à 16km au sud de Paris. Il y a une liaison par bus entre Orly et Charles-De-Gaulle. Beauvais est un aéroport plus petit réservé à Ryanair et aux vols charters.
Hoverspeed propose des combinaisons car-bateau-car à partir de Londres, mais depuis l’ouverture du Tunnel sous la Manche, si pratique, il faut être vraiment fauché pour choisir cette solution. Il y a aussi des ferries et des aéroglisseurs entre la Grande-Bretagne, l’Irlande et la France.
L’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle donne une belle impression du pays. Le réseau ferroviaire est également remarquable et permet de se rendre rapidement partout en France, et à Bruxelles et Amsterdam en TGV. On peut aller en Grande-Bretagne et en Irlande par ferry mais l’Eurostar est sans doute la manière la plus confortable et rapide de faire le voyage, et on peut mettre sa voiture sur le train. Le car est un bon moyen de voyager entre Paris et les autres pays d’Europe mais pour le reste de la France, ce n’est pas la meilleure solution. La manière la plus agréable de visiter Paris est de la parcourir à pied. Il faut juste faire attention à la traversée des carrefours, les voitures ont tendance à ne pas respecter les passages piétons – ou de prendre son célèbre métro.
Il est malheureusement interdit de prendre son vélo dans le métro et Paris, en général, n’est pas fait pour les cyclistes. Si vous êtes pressé, ne prenez pas les bateaux-bus qui font la navette sur la Seine. Ils sont faits pour se promener plus que pour se rendre quelque part. Évitez aussi l’autobus qui est effroyablement inefficace, sauf les bus de nuit qui sont pratiques après la fermeture du métro.
Paris a été fondé vers la fin du IIIe siècle av. J.-C. sur ce qui est maintenant l’Île de la Cité par une tribu celte, les Parisii. Après des siècles de conflits, la lutte entre Gaulois et Romains a cessé en 52 av. J.-C., quand les légions de Jules César ont pris le contrôle du territoire. Le christianisme a été introduit au IIe siècle ap. J.-C., et le parti romain définitivement écrasé au Ve siècle par l’arrivée des Francs. En 508 ap. J. C., le roi franc Clovis Ier a unifié la Gaule et fondé un royaume dont Paris devint la capitale, d’après le nom de la tribu d’origine des Parisii.
Paris prospéra au Moyen Âge : au XIIe siècle, on commença à construire la cathédrale Notre-Dame (construction qui se poursuivit sur presque deux siècles), tandis que le Marais, au nord de la Seine, était asséché et construit pour devenir ce qui est aujourd’hui la Rive droite. La Sorbonne a ouvert ses portes en 1253 et la merveilleuse Sainte Chapelle a été consacrée en 1248, tandis que le Louvre commençait sa carrière de forteresse, au bord de la Seine, vers 1200.
Les Vikings (aussi appelés Normands) arrivèrent de Scandinavie pour piller les côtes occidentales françaises au IXe siècle. Après trois siècles de conflits, ils entreprirent de pousser vers Paris. Ces conflits amorcèrent la Guerre de Cent Ans entre l’Angleterre normande et la dynastie capétienne de Paris, qui se termina par la défaite française d’Azincourt en 1415 et par le contrôle de Paris par les Anglais en 1420. En 1429, une jeune fille de dix-sept ans, du nom de Jeanne d’Arc, rassembla les troupes françaises pour battre les Anglais à Orléans et, à l’exception de Calais, les Anglais furent chassés de France en 1453.
La Renaissance aida Paris à se redresser à la fin du XVe siècle et beaucoup de ses plus célèbres bâtiments et monuments datent de cette époque. A la fin du XVIe siècle, Paris était à nouveau en guerre, cette fois pour des raisons religieuses. Les conflits entre protestants Huguenots et catholiques atteignirent leur niveau le plus sombre en 1572, le jour de la saint Barthélemy, où furent massacrés trois mille Huguenots venus célébrer le mariage d’Henri de Navarre (futur Henri IV).
Louis XIV, le Roi Soleil, monta sur le trône en 1643 à l’âge de cinq ans et garda la couronne jusqu’à 1715. Pendant ce long règne, il manqua ruiner le trésor public pour faire la guerre et bâtir de somptueux édifices. Son legs le plus spectaculaire est le palais de Versailles, à 23 km au sud-ouest de Paris. Les excès de Louis XVI et de Marie-Antoinette provoquèrent le soulèvement des Parisiens, le 14 juillet 1789, et la destruction de la prison de la Bastille qui donna le coup d’envoi à la Révolution Française.
Les idéaux démocratiques des débuts de la Révolution firent bientôt place au règne de la Terreur, où même certains « patriotes » de la première heure eurent à faire à Mme la Guillotine. L’instabilité post-révolutionnaire s’acheva en 1799, quand un jeune général corse, Napoléon Bonaparte, prit le titre de Premier Consul. En 1804, le pape le couronna Empereur des Français et Napoléon entreprit de conquérir presque toute l’Europe. Sa voracité le conduisit à la défaite, d’abord en Russie en 1812 et ensuite, en Belgique, à Waterloo, en 1815. Il laissa en héritage à la France moderne le Code civil qui porte son nom, et des monuments comme l’Arc de Triomphe, massive construction néoclassique.
Après l’exil de Napoléon, la France s’affaiblit sous une suite de souverains assez médiocres jusqu’au coup d’État de 1851 qui amena au pouvoir un nouvel empereur, Napoléon III. En dix-sept ans de règne, il supervisa la construction d’un nouveau Paris modernisé, avec de larges boulevards et des parcs remplis de sculptures et – ce qui n’est pas négligeable – un nouveau système d’égouts. Mais belliqueux comme son oncle Napoléon Ier, l’empereur s’engagea dans une guerre coûteuse qu’il perdit, contre les Prussiens cette fois, en 1870. Quand la nouvelle de sa capture atteignit Paris, les masses descendirent dans la rue pour demander l’instauration d’une République. Malgré ses débuts sanglants, la Troisième République inaugura des années heureuses et brillantes, la Belle Époque.
La Belle Époque est connue pour son architecture Art Nouveau et pour un déluge d’avancées dans les arts et les sciences. Durant les années 1930, Paris était le centre mondial de l’avant-garde artistique, sa réputation était immense chez les intellectuels libres-penseurs. Cette époque florissante s’est terminée, en 1940, avec l’occupation nazie qui a duré jusqu'en août 1944. ( Les forces alliées qui ont repris la ville étaient menées par des unités de la France Libre afin de laisser à des Français l’honneur de libérer leur capitale.) Après la guerre, Paris a retrouvé sa position de centre de la création et a entretenu un nouveau souffle de liberté qui a culminé dans la révolte étudiante de mai 1968. Pendant quelques semaines, on a occupé la Sorbonne, construit des barricades au Quartier latin et environ neuf millions de personnes se sont mobilisées pour faire une grève générale qui a paralysé tout le pays, obligeant ainsi les gouvernants à prendre en compte leur insatisfaction croissante devant la rigidité des institutions.
Durant les années 1980, le président François Mitterrand a initié de grands projets futuristes, une série de chantiers coûteux qui ont recueilli une large approbation, même s’ils n’ont pas toujours fait l’unanimité. On a entendu devant le Centre Pompidou ou la pyramide du Louvre des réactions allant de l’effondrement à l’extase la moins nuancée. Ces grands projets ont eu au moins le mérite de relancer le dialogue sur l’esthétique parisienne.
À la fin des années 1990, Paris a fait la une des journaux grâce à deux événements : la mort de Lady Di, en 1997 dans un accident de voiture et la première Coupe du Monde de football, en juillet 1998.
En 2001, Paris a élu son premier maire ouvertement homosexuel, Bertrand Delanoë. Il a été victime d’une agression au poignard de la part d’un désaxé mais s’en est heureusement remis. Il continue à jouir d’une grande popularité, en particulier en raison de ses efforts pour rendre Paris plus vivable, en favorisant la circulation à vélo et en bus et en créant une administration municipale plus proche et plus responsable.
En octobre 2005, la mort de deux jeunes gens, accidentellement électrocutés en cherchant à échapper à la police dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois, a déclenché des soulèvements qui se sont rapidement répandus à d’autres banlieues parisiennes puis, à toute la France. Jacques Chirac a alors promis d’examiner la discrimination ressentie par un grand nombre de jeunes chômeurs, mais une des premières mesures de son gouvernement – l’introduction d’un contrat de deux ans pour les travailleurs de moins de 26 ans – a provoqué de grandes manifestations de protestation dans la capitale française en mai 2006.
C’est à Paris qu’est né le restaurant. Les auberges ne servaient qu’un ou deux plats à heure fixe, mais en 1765, un certain monsieur Boulanger a été le premier à proposer à ses clients une liste de plats disponibles à tout moment de l’après-midi et de la soirée.
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