Culture

Il est indispensable de dire bonjour et au revoir à toute personne entrant ou quittant la pièce ; mieux vaut donc apprendre les termes de politesse et les utiliser sans compter. Dans les campagnes, les salutations verbales sont souvent accompagnées de claquements de mains.

De plus, les gens se serrent souvent la main pendant toute la conversation, la poignée de main se déroulant en trois phases : l'habituelle poignée de main occidentale, que l'on prolonge par la liaison des doigts recourbés pendant que se touchent les pouces levés, puis une autre poignée de main conventionnelle.

Les personnes âgées, mais aussi celles en position d'autorité ou exerçant des professions de prestige doivent être abordées avec égard et politesse. En visitant une agglomération rurale, il faut demander à rencontrer son chef pour requérir l'autorisation de camper, de se promener dans le village et de tirer de l'eau au point d'eau communautaire.

La langue officielle est l'anglais mais seuls 2% de la population le pratiquent comme langue maternelle, le reste parlant l'un des idiomes bantous : shona dans le centre et l'est (76%), ndebele à l'ouest et au sud-ouest (18%).

Particularité de la langue ndebele : les "clicks", qui consistent à retirer la langue des dents de devant puis à la frapper contre le palais (palatale), ou à la déplacer rapidement en un mouvement latéral à partir de la gencive supérieure (latérale).

Les Zimbabwéens ont acclimaté à leur manière la langue anglaise en y incorporant des termes adaptés de l'afrikaan, du shona ou du ndebele.

Bonjour (initial) : mhoro/mhoroi sawubona/salibonani
Bonjour (réponse) : ahoi yebo
Comment allez-vous ? : makadii/makadi-ni ? linjani/kunjani ?
Je vais bien : ndiripo sikona
Merci : ndatanda/masvita siyabonga kakulu
S'il vous plaît : ndapota uxolo
Excusez-moi : pamsoro/ipindeo ngicela ukwedlula
Pardon : pamsoro ngiyaxolisa
Parlez-vous anglais ? : unodziva kutawura chirungu ? uyakwazi ukukuluma isilungu ?
Au revoir (on reste) : chisarai zvakanaka lisalekuhle
Au revoir (on part) : fambai zvakanaka uhambe kuhle
Je voudrais... : ndinoda... : ngicela...
Je suis perdu : ndara tsika sengilahlekile/ngiduhile

Les visiteurs sont souvent surpris par la diversité et l'extraordinaire qualité des talents artistiques que l'on rencontre au Zimbabwe. Comparés à d'autres pays, les artistes sont plus nombreux et leur position sociale est plus enviable. Il n'est pas rare de trouver des créateurs qui vivent décemment de leur travail.

Les arts traditionnels (poterie, vannerie, textiles, bijoux) reflètent les valeurs spirituelles de la culture dont ils sont issus. Outils et instruments de travail sont conçus pour être à la fois fonctionnels et esthétiques.

La sculpture shona, considérée comme une magnifique expression de l'art africain, mélange thèmes africains et formation occidentale ; ses ouvres sont peuplées d'animaux, de dieux, d'esprits, d'ancêtres et de totems stylisés. Quatre praticiens de cet art figurent parmi les sculpteurs les plus importants du monde (les sculptures de Washington Chifamba, né en 1969 ont fait le tour des musées européens en 1998).

La musique est depuis toujours une donnée importante de la culture traditionnelle. Les récits et légendes, déclamés sur un rythme hypnotisant, sont ponctués de refrains musicaux repris par l'ensemble du public, et chaque événement social est accompagné par un chant de circonstance. Au nombre des instruments traditionnels, citons le marimba (xylophone en bois), le mbira (piano à pouce), le ngoma (tambour cylindrique fuselé) et les mujelele, ou "cloches de pierre".

La cuisine locale, héritière d'une fade gastronomie anglaise associée aux copieux plats africains, est assez ordinaire. Le plat de base est le sadza, porridge de maïs blanc à partir duquel on compose presque tous les autres plats, la viande (nyama) étant le second ingrédient. On trouve parfois du gibier, du crocodile, du koudou et de l'impala. Le biltong est un casse-croûte de viande séchée habituellement délicieux, quoique très salé ; mais les Zimbabwéens étanchent volontiers leur soif avec le chibuku, boisson alcoolisée qui a l'aspect du chocolat chaud, la consistance du gruau et un goût douceâtre trompeur. On la sert dans des seaux que les consommateurs se passent de main en main.

Si de 40 à 50% de la population fréquentent des églises chrétiennes, cette pratique est en fait un hybride de foi chrétienne et de croyances traditionnelles.

La majorité de Zimbabwéens professent des croyances ancestrales. Le culte mwari, système de croyance animiste monothéiste, prédomine dans le pays au moins depuis l'apogée de Great Zimbabwe. Mwari y est l'être suprême inconnaissable ; il s'adresse à ses sujets humains par le truchement de la "Voix de Mwari", un oracle le plus souvent féminin vivant dans une grotte. Ce fut l'oracle qui reçut l'ordre de commencer la première Chimurenga, en 1896.

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