InfluencÉ par le toscan, mais aussi par le grec byzantin et quelques mots d'allemand, le vÉnitien a ÉtÉ parlÉ durant près de 10 siècles. S'il reste plus ou moins parlÉ et compris, à des degrÉs divers, par la population de Venise, ce "dialecte" qui possède un vocabulaire et un accent propres est maintenant peu usitÉ. L'italien est très majoritairement la langue que vous entendrez dans les ruelles de la citÉ des Doges. Les mots et expressions suivants pourront vous être utiles:
Les mots et expressions suivants pourront vous être utiles:
Bonjour: buongiorno (ou ciao, informel)
au revoir: arrivederci (ou ciao, informel)
oui: sì
non: no
s'il vous plaît: per favore
merci: grazie
excusez-moi: mi scusi
je voudrais aller à...: voglio andare a...
hôtel/pension: albergo/pensione
restaurant: ristorante
petit dÉjeuner: prima colazione
dÉjeuner: pranzo
dîner: cena
office du tourisme: ufficio di turismo
avion: aereo
bus: autobus
DÉcrire en quelques mots les trÉsors artistiques de Venise relève de la gageure: tout marchands qu'ils Étaient, les VÉnitiens de la grande Époque de la SÉrÉnissime accordaient en effet une large place aux arts. L'architecture de cette "ville-musÉe" s'illustre avec des exemples uniques des styles "vÉnÉto-byzantin", roman, gothique et baroque. Le premier est notamment reprÉsentÉ par la cathÉdrale Santa Maria Assunta (sur l'île de Torcello), mais surtout par la principale attraction touristique de la ville: la basilique Saint-Marc (San Marco). ÉrigÉ à partir du IXe siècle, ce joyau de l'art vÉnÉto-byzantin est cÉlèbre pour sa forme de croix grecque, son narthex et ses exceptionnelles mosaïques. Le palais des Doges (Palazzo ducale) illustre pour sa part l'art gothique (mâtinÉ, comme c'est souvent le cas à Venise, à d'autres influences). Jacopo Sansovino (1486-1570), Michele Sanmicheli (1484-1559) et Palladio (1508-1580) figurent parmi les grands architectes de Venise. L'Église San Giorgio Maggiore est l'ouvre la plus cÉlèbre de ce dernier. Parallèlement, la peinture s'est illustrÉe à toutes ces Époques avec les ouvres de Paolo Veneziano (premier nom de la peinture vÉnitienne), Gentile da Fabriano, Jacopo Bellini et ses fils, Vittore Carpaccio, puis les grands Tintoretto ("Le Tintoret") et Veronese. De nos jours, La Mostra de Venise figure parmi les grands rendez-vous annuels du 7e art.
Venise perpÉtue la tradition du carnaval (carnevale) depuis le XVe siècle. Cette manifestation qui se tient chaque annÉe en janvier ou fÉvrier a suivi l'Évolution de la ville: elle fut fastueuse lors les grandes heures de la SÉrÉnissime, licencieuse au XVIIIe siècle (on raconte que le carnevale durait alors deux mois au cours desquels la ville se livrait à la plus parfaite dÉbauche), censurÉe sous Mussolini, qui interdit le port de masques en public. En 1979, le carnaval renaît et prend sa forme actuelle, qui commence par la procession de la Festa delle Marie. Elle prÉcède l'ouverture officielle du carnaval, marquÉe par un dÉfilÉ de masques et de costumes place Saint-Marc. Le bal masquÉ constitue l'apogÉe de cette semaine de festivitÉs que clôt la parade du roi du carnaval (re del carnevale). Point d'orgue de la saison touristique - la ville atteint alors sa frÉquentation maximale - le carnaval de Venise est surtout cÉlèbre pour ses masques dÉcorÉs.
BÉnÉficiant d'une clientèle captive attirÉe davantage par les ruelles et les canaux de la ville que par les plaisirs de la table, nombre de restaurants de Venise servent une cuisine sans grande originalitÉ à des tarifs "touristiques". Fruits de mer, salades de poulpe ou de sardines marinÉs et autres antipasti sont prÉparÉs avec plus ou moins de bonheur partout dans la ville, tout comme les plats italiens habituels: risotto, pâtes (dont les bigoli alla busara - sorte de spaghettis aux calamars typiquement vÉnitiens). Pourtant, Venise compte quelques bonnes spÉcialitÉs: le carpaccio (fines tranches de buf cru marinÉ), les pâtes à l'encre de seiche, la polenta et le foie de veau aux oignons. La ville compte enfin quelques marchÉs, dont celui du Rialto, où les embarcations dÉchargent chaque matin leurs lots de marchandises.
Catholique romaine comme le reste de l'Italie, Venise n'a cependant jamais ÉtÉ très portÉe sur la religion. Divers dÉsaccords avec le pape ont notamment ÉmaillÉ l'histoire de la RÉpublique. Si Venise a parfois fait preuve de tolÉrance religieuse au cours de son histoire (les cultes armÉniens et grec-orthodoxe y Étaient les bienvenus), la ville s'est plus lugubrement illustrÉe en crÉant le premier ghetto juif. En 1516, l'ensemble de la population juive de Venise fut obligÉe de rÉsider dans le quartier de Ghetto Novo (le mot ghetto vient du nom de ce quartier, qui signifie "la nouvelle fonderie", car il hÉbergeait des fonderies). Les juifs de Venise n'Étaient cependant pas persÉcutÉs et restaient libres de pratiquer leur religion.
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