La cité de Venise s'étend au nord-est de la péninsule italienne, dans le golfe du même nom. Faisant face à la Slovénie, la ville est bâtie sur une lagune totalisant une quarantaine d'îles et d'îlots. Outre Venise (Venezia) en elle-même, les plus importantes sont le Lido, Pelestrina, Murano, Burano et Torcello. Fermée de la mer par un étroit cordon de terre, la lagune s'est formée grâce à la rencontre de la mer Adriatique et de courants d'eau douce en provenance de plusieurs rivières alpines, notamment la Brenta. La main de l'homme a ensuite modifié ce paysage né des alluvions naturelles. Les contours de l'île de Venise (qu'un pont routier relie au continent) ont notamment été façonnés pour une large part par les Vénitiens eux-mêmes, qui n'ont eu de cesse d'étendre leur zone habitable en créant des plates-formes soutenues par des piliers de bois ancrés dans la lagune. Un important réseau de canaux sillonne l'ensemble.
L'été est certainement la période la moins favorable à un voyage à Venise : les températures atteignent une moyenne de 27° C et l'humidité, comme la pollution, sont importantes. Le printemps est agréable, même si des averses peuvent survenir (Venise est globalement assez pluvieuse). La pluviométrie la plus importante se situe au cours de la première moitié de l'hiver - novembre et décembre en tête. Les températures hivernales sont froides mais la neige rare.
Venise est une cité menacée. Les industries lourdes de la région du Veneto, pétrochimie et chimie en tête, sont à l'origine de la présence de déchets dans la lagune, au large de laquelle croisent chaque jour de nombreux supertankers, considérés comme autant de menaces par les Vénitiens. La seconde menace provient de la position géographique de la cité. L'équilibre de Venise repose en effet sur une délicate harmonie entre eau douce et eau de mer, la première apportant des sédiments sur lesquels pousse une végétation sous-marine, la seconde emportant le surplus d'alluvions. Le creusement en 1960 du "canal du pétrole", qui permet aux pétroliers de rejoindre le port de Marghera (face à Venise, sur le continent) semble être à l'origine d'une rupture de cet équilibre millénaire. Plus profond que les canaux naturels de la cité des Doges, ce canal laisse en effet entrer davantage d'eau de mer dans la lagune et augmente l'amplitude et la rapidité des courants de marée. Des opérations de dragage ont par ailleurs retiré une part de la végétation sous-marine qui ralentissait l'arrivée des flux marins. La lagune de Venise devient ainsi de plus en plus un milieu "marin" et perd ses défenses naturelles. Le sauvetage de l'environnement de Venise fait l'objet d'autant de projets que de polémiques.
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