Si vous aimez les activités sportives intenses, changez tout de suite de destination. Rome se prête en effet davantage à la promenade et à la dégustation de spécialités locales qu'à la dépense musculaire. Vous pourrez toutefois louer des bicyclettes près de la Porta Pinciana, dans la Villa Borghese, et circuler au milieu des jardins. Plus grand parc de la capitale italienne, la Villa Doria Pamphili, à 2 km au sud du Vatican, offre un cadre agréable pour se dégourdir les jambes et pique-niquer. Si vous séjournez avec votre progéniture ou que vous avez gardé votre âme d'enfant, sachez que des ballades en poney ont lieu sur la colline du Janicule. En revanche, découvrir Rome à bord d'une voiture à cheval se révèle par contre d'un romantisme.onéreux.
Le Forum et le PalatinLe Forum romain, centre commercial, politique et religieux de la Rome antique, occupe le périmètre entre le Capitole et le Palatin. Ce terrain marécageux, asséché au début de la République, devint le lieu des rassemblements publics et des réunions du Sénat. Sa construction dura plus de 900 ans et, après l'avènement de l'empire, les césars élevèrent sur ce site des édifices à l'image de leur grandeur. Le déclin du Forum accompagna celui de l'Empire romain à partir du IVe siècle. Ses temples et ses monuments tombèrent progressivement en ruine pour laisser place à des pâturages surnommés au Moyen Age le campo Vaccino (champ des vaches). Il faudra attendre les XVIIIe et XIXe siècles pour que soient entreprises des fouilles systématiques qui se poursuivent d'ailleurs aujourd'hui.
On pénètre dans le Forum par la via dei Fori Imperiali qui part du Colisée ou amphithéâtre Flavien. Parmi les vestiges incontournables, citons en vrac l'arc de Septime Sévère, le temple de Saturne, la maisondes Vestales, le temple d'Antonin et Faustine et l'arc de Titus.
Accessible depuis le Forum, le Palatin représente le berceau mythique de Rome. On a d'ailleurs découvert à cet endroit un village préhistorique. Les églises médiévales et les jardins Renaissance qui recouvrent partiellement les ruines leur confèrent un charme des plus romantiques. Les riches citoyens romains de l'époque républicaine, séduits par cette colline dominant le Tibre, y construisirent leurs demeures. Les empereurs ne tardèrent pas à les imiter. Auguste vécut là toute sa vie, mais sa résidence semble bien modeste comparée à celles de ses successeurs, notamment la Domus Flavia et la Domus Augustana de Domitien. A voir également la maison de Livie, l'épouse d'Auguste, l'une des constructions les mieux conservées du site, ainsi que les thermes de SeptimeSévère. Le Circus Maximus, dont il ne reste pas grand chose, pouvait jadis accueillir plus de 200 000 spectateurs.
Autres ruines romainesTemple dédié à tous les dieux, le Panthéon fut bâti en 27 avant J.-C. par Agrippa, puis reconstruit en 120 par Hadrien. Avec son imposante coupole aux admirables proportions, il offre un l'exemple de la perfection architecturale suivant les critères antiques. Il arborait à l'origine une toiture recouverte de tuiles en bronze doré. Le peintre Raphaël et le roi d'Italie Victor-Emmanuel II reposent à l'intérieur. En considérant les rares vestiges des thermes de Dioclétien, on a peine à imaginer que cet énorme complexe de 13 hectares, constitué de bains, de bibliothèques, de salons et de jardins, pouvait contenir 3 000 personnes. Les thermes de Caracalla (10 hectares), d'une capacité de 1 600 baigneurs, conservent en revanche une partie significative de leur impressionnante structure initiale. Ils se dressent non loin de la via Appia, la voie romaine deux fois millénaire qui reliait Rome à Brindisi, au sud-est de l'Italie. Quantité de monuments jalonnent cette route, en particulier le cirque de Maxence et des sépultures de patriciens romains comme la tombe de Cecilia Metella. Le long de son parcours, plusieurs catacombes, les premières nécropoles chrétiennes, s'étendent sur des kilomètres de galeries souterraines.
Le VaticanMinuscule enclave dans la ville éternelle, le Vatican représente le centre spirituel et temporel de l'église catholique sous la férule du souverain pontife. Cet état indépendant, le plus petit du monde, voit sa population quintupler pendant la semaine avec l'afflux de travailleurs habitant Rome.
Le circus Vaticanus, bâti sous Néron, se dressait jadis sur le site de l'actuelle basilique Saint-Pierre. Le martyre de saint Pierre et d'autres chrétiens se déroula probablement dans ce stade entre 64 et 67 de notre ère. En 315, l'empereur Constantin ordonna l'édification d'une église sur la tombe de l'apôtre. Au XVe siècle, le pape Nicolas V fit appel à des architectes, notamment Alberti, pour la rebâtir. Il fallut toutefois attendre 1506 et la commande passée à Bramante par Jules II pour que les travaux commencent réellement. La construction de la nouvelle basilique prit plus de 150 ans et attira outre Bramante, Raphaël, Antonio da Sangallo, Michel-Ange, Giacomo della Porta et Carlo Maderno. L'intérieur monumental abrite de fabuleuses œuvres d'art, dont la célèbre Pietà de Michel-Ange et le baldaquin baroque de 29 m de haut, réalisé par le Bernin au-dessus du maître-autel. Également du Bernin, la grandiose place Saint-Pierre, qui se déploie devant l'édifice, fut aménagée au XVIIe siècle pour accueillir les chrétiens du monde entier. Elle est délimitée par deux colonnades en hémicycle surmontées de statues de saints et un obélisque s'élève en son milieu. Même si vous avez peu de temps à accorder aux musées du Vatican et à leurs collections inestimables, ne faites pas l'impasse sur la chapelle Sixtine et sur les chambres de Raphaël.
Le château Saint-AngeTout d'abord mausolée d'Hadrien, cette massive construction circulaire fut convertie en forteresse pontificale au VIe siècle. C'est le pape Grégoire le Grand qui, en 590, lui donna son nom actuel après avoir vu un ange apparaître au-dessus du bâtiment, annonçant la fin de l'épidémie de peste à Rome. En 136, Hadrien fit bâtir le pont Saint-Ange qui enjambe le Tibre afin de fournir un accès à sa dernière demeure. On le reconstruisit en 1450, en réutilisant certaines parties d'origine. De part et d'autre du tablier, des anges sculptés au XVIIe siècle par le Bernin et ses élèves portent les instruments de la Passion.
La Rome chrétienneSi l'architecture chrétienne ne forme que l'une des multiples strates historiques et culturelles de Rome, elle est particulièrement bien représentée, avec une église pratiquement à chaque coin de rue. Les basiliques chrétiennes les plus anciennes remontent au règne de Constantin (IVe siècle) mais la plupart des édifices religieux ont subi de nombreux remaniements, notamment à l'époque baroque. Les quatre grandes basiliques patriarcales, Saint-Pierre, au Vatican, Sainte-Marie-Majeure, Saint-Jean-de-Latran et Saint-Paul-hors-les-Murs méritent une attention particulière.
Le CapitoleDessinée par Michel-Ange en 1538 et située sur la colline du Capitole, la piazza del Campidoglio est encadrée de trois palais : le palazzo deiConservatori, le palazzo Nuovo et le palazzo dei Senatori. Les deux premiers abritent les musées du Capitole où vous pourrez admirer, entre autres, le célèbre bronze étrusque de la Louve romaine allaitant Romulus et Rémus. Pour apprécier pleinement la place, découvrez-la en empruntant la cordonata, escalier monumental également conçu par Michel-Ange, gardé au sommet par les deux colosses antiques Castor et Pollux.
Places et lieux incontournablesBordées de palais baroques, la place Navone recouvre le site du stade de Domitien construit en 86 de notre ère. Elle comporte trois superbes fontaines, dont, en son centre, la fontaine des Fleuves du Bernin (1651). Quatre imposantes statues incarnent le Gange, le Nil, le Danube et le Rio de la Plata et un obélisque égyptien surmonte l'ensemble. Toujours débordante d'animation, la place Navone est le lieu de rassemblement des Romains comme des touristes qui se bousculent aux terrasses des cafés et des glaciers. Autre point de rencontre privilégié, la piazza di Spagna vous attend au pied de l'escalier de la Trinité-des-Monts (1725) qui mène à l'église du même nom. Au mois de mai, des pots d'azalées roses tapissent joliment les marches. Paradis du lèche-vitrines, la via dei Condotti regroupe quantité de boutiques chic. L'élégant caffé Greco, le plus ancien café de la capitale, occupe le n°86. Immortalisée par Marcello Mastroianni et Anita Ekberg dans La Dolce Vita de Fellini, la fontaine de Trevi recueille les pièces de monnaie jetées par les visiteurs désireux de revoir un jour la ville éternelle. Un pittoresque marché aux fruits et aux légumes se tient tous les matins sur le campo dei Fiori. Aujourd'hui jalonnée de cafés et de trattorie, cette place du XIIe au XVe siècle servait de lieu d'exécution sous l'Inquisition. La statue de Giordano Bruno rappelle que ce philosophe dominicain, précurseur de Galilée, y périt brûlé vif pour hérésie. La place débouche sur la piazza Farnèse, dominée par un somptueux palais Renaissance, le palazzo Farnèse, siège de l'ambassade de France.
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