L'anglais est la principale langue de l'Ontario, le français étant très marginal. Au début des années 90, une enquête a montré que le taux de bilinguisme chez les anglophones n'atteignait pas 8% ! En revanche pour les francophones, il est de 85%, ce qui donne la mesure de la frustration des Québecois et des francophones en général.
L'anglais pratiqué au Canada, importé en ligne directe de l'Angleterre, diffère peu de sa version originale. L'Ontario ne comporte guère de dialectes, contrairement aux îles Britanniques. Notons cependant que, dans la région d'Ottawa, l'anglais a intégré de nombreux idiomes provenant de l'irlandais. Par ailleurs, depuis plusieurs décennies, les Etats-Unis ont exercé une influence culturelle considérable sur leur voisin du Nord, y compris sur sa langue.
Souvent occultée par sa rivale américaine, la culture ontarienne (ou, plus généralement, canadienne anglophone) s'enorgueillit pourtant de beaux fleurons, en littérature, en peinture ou en musique. E. J. Pratt (1882-1964), professeur à Toronto, est le plus connu des poètes locaux. Robertson Davies passe pour le plus britannique des écrivains canadiens contemporains. Margaret Atwood a publié des textes considérés comme étant typiquement canadiens (Journal of Susanna Moodie). Le célèbre humoriste Stephen Leacock s'est pour sa part illustré avec ses " Sketches of a little town ", considérés comme la quintessence de la littérature canadienne anglophone. L'action se déroule dans la petite ville d'Orillia, dans le nord de l'Ontario.
La peinture comporte peut-être moins de noms célèbres, mais elle ne doit pas être sous-estimée. Tom Thompson et le groupe des Sept, fondé juste avant la Seconde Guerre mondiale, s'est rendu célèbre en privilégiant les paysages et en définissant un style qui va dominer l'art canadien pendant une trentaine d'années. Algonquin d'origine, Benjamin Chee-Chee a contribué à donner ses lettres de noblesse à la peinture des Amérindiens.
L'Ontario a également fourni de nombreuses célébrités au rock and folk, que l'on songe à Neil Young, Paul Anka ou Leonard Cohen. Oscar Peterson s'est fait une place au soleil du jazz contemporain et Glenn Gould a marqué l'histoire de la musique classique par ses interprétations au piano des ouvres de Bach.
Enfin, le cinéma n'est pas en reste. Citons parmi les nombreux cinéastes originaires de l'Ontario : David Cronenberg, Norman Jewison ou Atom Egoyan. Le festival annuel de Toronto est devenu une référence pour le cinéma international.
La gastronomie canadienne anglophone ne présente pas de particularités, de l'aveu même des Ontariens. Et cela, contrairement aux traditions québécoises, fortement influencées par l'art culinaire français. Un peu partout dans l'Ontario, on trouve de bons, voire d'excellents restaurants grecs, italiens, indiens ou chinois. Toronto, ville cosmopolite par excellence, en offre une gamme impressionnante. Par ailleurs, le grand voisin américain a, là encore, exporté ses modèles (notamment les fast-foods). On rappellera cependant que le Canada a légué à la gastronomie mondiale le délicieux sirop d'érable.
En règle générale, les anglophones sont protestants et les francophones, catholiques. La religion ne semble pas jouer un rôle déterminant dans la vie des Canadiens (sauf peut-être au Québec).
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