1000 av. J.-C. La civilisation de Dong Son, apparue au Vietnam et dans le sud de la Chine, se répand en Indonésie, lui léguant différents rituels, techniques et cultes.
VIIe siècle Le royaume Srivijaya, dont la puissance repose sur le contrôle d'un important commerce international mené par les Tamouls et les Chinois, apparaît à Sumatra.
VIIIe/Xe siècles La dynastie bouddhiste de Sailendra et la dynastie hindoue de Mataram prospèrent sur les plaines du centre de Java. De cette époque datent le gigantesque monument bouddhique de Borobudur et les temples hindous de Prambanan.
1200 Avènement du royaume de Majapahit. Hindouisme et bouddhisme fusionnent. La civilisation javanaise commence à s'imposer. Le règne de Hayam Wuruk, au XIVe siècle, est souvent considéré comme l'âge d'or de l'Indonésie.
XVe/XVIe siècles Les souverains indonésiens se tournent vers l'islam (introduit au nord de Sumatra dès le XIIIe siècle), qui devient religion d'état.
1512 Les Portugais débarquent aux Moluques. Ils exercent rapidement une mainmise sur les comptoirs qui s'étendaient des Moluques à Malacca, Macao, Gao, au Mozambique et à l'Angola.
1596 Arrivée des Hollandais. Le gouvernement, conscient des richesses potentielles du commerce des épices, fonde la Compagnie hollandaise des Indes orientales.
1641 Les Hollandais, menés par l'impitoyable Jan P. Coen, prennent Malacca. Après avoir acquis le monopole sur le commerce des épices, ils se rendent maîtres des mers de la région.
1799 Liquidation de la Compagnie. L'empire commercial se mue progressivement en empire colonial, les Indes néerlandaises.
1824 Suite à leur prise, en 1811, de plusieurs comptoirs de la Compagnie (dont Java), les Britanniques échangent leurs conquêtes indonésiennes contre des possessions hollandaises en Inde et sur la péninsule malaise.
XIXe siècle L'archipel est déchiré par plusieurs révoltes ; l'islam devient le symbole de l'opposition aux Hollandais. Les Pays-Bas, qui ont perdu la Belgique en 1830, intensifient l'exploitation des richesses des Indes orientales.
1928 Le Congrès de la jeunesse de toute l'Indonésie proclame, dans son "Engagement de la jeunesse", son aspiration à une seule patrie, à une nation unifiée et à une seule langue. Sukarno fonde le Partai Nasional Indonesia (PNI), premier parti laïque et nationaliste.
1942 Le gouvernement colonial se rend aux Japonais. Batavia est rebaptisée Jakarta. Accueillis d'abord comme des libérateurs, les Japonais sont bientôt rejetés par l'opinion publique.
1945 Sukarno proclame l'indépendance de la république d'Indonésie. Les Pays-Bas refusent cette proclamation et les troupes hollandaises reviennent peu à peu en Indonésie, causant de multiples soulèvements.
27 décembre 1949 Transfert officiel de souveraineté. Les divisions ne tarderont pas à se faire jour au sein de la société indonésienne. Le président Sukarno s'approprie le pouvoir, conduisant l'Indonésie sur la voie d'un nationalisme mouvementé.
30 septembre 1965 Massacre des communistes indonésiens (500 000 morts, environ, 250 000 internés) suite à une tentative de coup d'Etat.
1968 Suharto est "élu" président. Sous son régime, l'Indonésie réoriente sa politique étrangère vers l'Ouest.
1975 Invasion par l'Indonésie du Timor-Oriental.
1996 Suite à de très graves émeutes, Jusuf Habibie remplace Suharto à la tête de l'état.
1999 En juillet, l'opposition démocratique (le Parti démocratique indonésien-Combat de Megawati Sukarnoputri) gagne les premières élections législatives libres. Une coalition de partis musulmans et l'ancien parti gouvernemental Golkar bloquent l'accession à la présidence de Megawati. Candidat de compromis, Abdurrahman Wahid remporte les premières élections présidentielles démocratiques depuis l'indépendance du pays. L'armée indonésienne se retire du Timor oriental non sans perpétrer des massacres.
2000 Mis en accusation, l'ancien président Suharto échappe au tribunal, reconnu inapte à comparaître pour raisons de santé. Cette décision provoque de violents affrontements à Jakarta. Violences ethniques et crises régionales se poursuivent dans les provinces d'Aceh, d'Irian Jaya ("Papua", Papouasie occidentale) et de Maluku (Moluques). La violence s'aggrave et l'état d'urgence est proclamé. Les relations se dégradent entre le mouvement sécessionniste de la province d'Iria Jaya, rebaptisée "Papua" en décembre 1999, et le président indonésien.
2001 Les cessez-le-feu successifs avec le Mouvement pour l'indépendance d'Aceh (GAM) s'étant soldés par un échec, le président Wahid approuve une intervention militaire en mars. A Malaku, la violence aurait fait 5 000 victimes entre janvier 1999 et mai 2001. Abdurrahman Wahid est destitué par l'Assemblée consultative du peuple le 23 juillet et remplacé par la vice-présidente Magawati.
2002 Aux Moluques, la situation entre musulmans et chrétiens s'est améliorée, notamment grâce à la signature d'une déclaration de paix en février 2002. Naissance de l'Etat indépendant de Timor oriental le 20 mai 2002. Le 12 octobre, un attentat à Kuta (Bali) revendiqué par le réseau Al-Qaida fait 192 morts.
2004 Le 26 décembre 2004, un séisme d'une magnitude 9,2 sur l'échelle de Richter secoue l'océan Indien, au large de Sumatra. En quelques heures, des vagues gigantesques et meurtrières déferlent sur les côtes de l'Asie du Sud-Est et ravagent tout sur leur passage. Le tsunami fait environ 230 000 victimes, dont près des ¾ sont indonésiennes et principalement originaires de la province d'Aceh.
2005 Une série d'explosions a lieu en octobre, sur la plage de Jimbaran et dans le centre-ville de Kuta, sur l'île de Bali. L'année est caractérisée par un renouveau diplomatique suite à l'aide internationale intervenue dans le pays après le tsunami, et notamment entre l'Indonésie et la Chine ainsi que les Etats-Unis.
2006 En juillet, on constate le quarantième décès lié au virus H5N1. L'Indonésie est le pays le plus touché par la grippe aviaire.
2007 En février, Djakarta subit la plus grande inondation de son histoire. 500 000 personnes sont sans abris.
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