Vers 2000 av. J.-C. Premiers villages de pêcheurs et d'agriculteurs sur la côte Pacifique.
Vers 250 Début de la construction de grandes cités-temples dans les montagnes.
De 600 à 900 Le centre du pouvoir maya se déplace vers le Peten. Après le mystérieux effondrement de cet empire, les Itzaes s'installent, eux aussi, dans le Peten et autour de Flores.
1523 Pedro de Alvarado conquiert le Guatemala au nom de la Couronne espagnole. Les royaumes mayas Quiché et Cakchiquel sont écrasés par les troupes d'Alvarado, leurs terres confisquées et les populations réduites en quasi-esclavage par les Espagnols. L'arrivée des missionnaires catholiques contribue à la destruction de la culture maya.
1697 Chute de Tayasal, le dernier royaume maya, établi sur l'emplacement de l'actuelle Flores.
1821 L'Espagne accorde l'indépendance au Guatemala ; les hispaniques guatémaltèques s'enrichissent et s'octroient encore plus de terres. Les conditions de vie des Mayas empirent et l'esclavage prospère.
La fin du XVIIe et le début du XIXe siècles Les présidents, libéraux ou conservateurs, se succèdent à partir de 1823. Leurs politiques ne diffèrent guère : favoritisme à l'égard de l'oligarchie, toute puissance de l'église, maintien des Indiens dans la misère et une quasi-servitude. La dérive dictatoriale devient la norme.
1945-1951 Juan José Arévalo instaure un système national de sécurité sociale, crée une commission chargée des problèmes indiens, modernise les infrastructures de santé publique et libère la législation du travail. Au cours de son mandat, 25 putschs militaires tentent de le renverser !
Les années 50 Jacobo Arbenz poursuit la politique de son prédécesseur, institue une réforme agraire destinée à soutenir les petites propriétés familiales. Il exproprie la United Fruit Company des vastes domaines laissés à l'abandon et l'indemnise à la hauteur des déclarations de la compagnie au fisc. Cette valeur est bien inférieure au prix réel des terres et Washington, en 1954, organise l'invasion du pays à partir du Honduras. Arbenz est contraint à la démission et à l'exil ; sa réforme agraire est enterrée avec les espoirs du peuple guatémaltèque.
La violence caractérise les présidences militaires qui succèdent à l'époque Arbenz, soutenues par l'armée, l'oligarchie et l'église. Le droit de vote est retiré aux illettrés (environ 75% de la population), la police secrète reprend ses exactions.
Les années 60-70 L'essor rapide de l'industrie guatémaltèque profite aux classes aisées, provoque une forte pression syndicale et un exode rural massif, source de développement urbain anarchique et de l'apparition de bidonvilles. Parallèlement, des groupes de guérilla émergent en réponse aux violences des militaires et paramilitaires. En 1979, Amnesty International estime à 50 000 ou 60 000 le nombre de morts dus aux violences politiques au cours de la décennie.
1976 Un terrible tremblement de terre provoque la mort de 22 000 personnes et en laisse près d'un million sans abri.
Les années 80 Les exactions de l'armée dans les campagnes atteignent leur paroxysme sous la présidence du général Ríos Montt, un évangéliste parvenu au pouvoir à la suite d'un coup d'état en 1982. Les assassinats touchent essentiellement les Indiens, dont les villages sont rasés (plus de 400), les habitants torturés et massacrés.
Les groupes de guérilla se renforcent et s'unissent en février 1982 pour former l'UNRG (Unité révolutionnaire nationale guatémaltèque).
En 1983, Ríos Montt est destitué par le général Oscar Mejía et le bain de sang continue. Le rythme des assassinats politiques est tel (plus de 100 par mois) que les Américains, un peu gênés, retirent leur aide militaire. Un président civil, Marco Cerezo, est élu. Cependant, les militaires gardent le contrôle des zones rurales et, à la fin du mandat de Cerezo, en 1990, la situation ne s'est guère améliorée.
Les années 90 Jorge Serrano, un évangéliste conservateur, détient le pouvoir de 1990 à 1993 et ouvre le dialogue avec l'UNRG. Les négociations échouent et Serrano sollicite le soutien de l'armée avant d'être contraint à l'exil. Ramiro de León Carpio, défenseur des droits de l'homme et critique virulent des exactions militaires, termine le mandat de Serrano. Aux élections présidentielles de novembre 1995, Alvaro Arzú, droite modérée, l'emporte et poursuit les négociations avec l'UNRG.
1992 Rigoberta Menchú, une Maya qui a lutté avec acharnement pour faire reconnaître les droits des peuples indigènes d'Amérique latine, reçoit le prix Nobel de la Paix.
1996 Le 29 décembre, Alvaro Arzú signe des accords de paix avec l'UNRG, après 36 ans de guerre civile, plus de 200 000 morts et disparus.
1998 Mgr Gerardi, évêque auxiliaire de Guatemala Ciudad, est assassiné après avoir présenté dans la cathédrale le rapport " Guatemala : nunca màs " (Guatemala : jamais plus), dénonçant les atrocités commises par l'armée.
1999 Rigoberta Menchú dépose une plainte pour génocide contre Rios Montt. Le populiste Alfonso Portillo Cabrera est élu Président de la république en décembre.
2000 Sous la pression du FRG (Front révolutionnaire guatémaltèque) de l'ancien dictateur Rios Montt, d'anciens militaires compromis dans des violations des droits de l'homme font leur retour au pouvoir.
2002 En février, Amnesty International présente un rapport accablant, intitulé « L'héritage mortel du Guatemala », sur les exactions et les massacres commis en toute impunité dans le pays.
2004 Oscar Berger est élu président de la république en janvier. Dès son investiture, il engage de nombreux procès pour corruption contre des responsables du gouvernement antérieur.
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