L'espagnol est la seule langue parlée par tous les Cubains, à l'exception d'un anglais souvent rudimentaire employé dans les hôtels et les centres touristiques. Les quelques mots ci-après pourront vous aider dans votre conversation :
Oui : Sí
Non : No
Merci : Gracias
Salut : Hola
Bonjour : Buenos días
Bon après midi : Buenas tardes
Bonsoir/bonne nuit : Buenas noches
Au revoir : Adiós
Je comprends : Entiendo
Je ne comprends pas : No entiendo
Hôtel : Hotel, villa
Où se trouve... ? : ¿ Dónde está... ?
Faire de l'auto-stop : Hacer botella
Combien ça coûte ? : ¿Cuanto cuesta ?
Sandwich : Bocadillo
Crevettes : Camarones
Fruits de mer : Mariscos
Orange : Naranja
La musique et la danse seraient-elles les deux mamelles de Cuba ? Au-delà du folklore, les tambours et guitares que l'on entend vibrer partout sur l'île sont profondément enracinés dans la culture insulaire. Apportés dans leur calvaire par les esclaves africains, les rythmes cubains se sont mélangés aux guitares et aux mélodies espagnoles pour créer un style qui s'est exporté en Amérique et en Europe.
La rumba est certainement la forme artistique afro-cubaine la plus ancienne. Elle n'a jamais été définie comme un genre précis et le terme faisait à l'origine référence à n'importe quelle danse pratiquée par les esclaves. La habanera s'est, pour sa part, développée au sein de la population hispanique de Cuba. Réservée aux couples, c'est une danse lente et sensuelle. Le danzón est apparu dans les couches aisées de la population, à la différence de la rumba, plus populaire.
Le son est le pilier de la musique populaire cubaine. Cette forme musicale a été popularisée avec l'avènement de la radio, dans les années 20. L'orchestration était alors assurée par un sextet composé d'une guitare, d'un tres (petit instrument à corde proche de la guitare) d'une contrebasse, d'un bongo et de deux chanteurs. Les cuivres et les percussions se sont ajoutés à cette formation de base dans les années 40 et 50 pour composer de grands orchestres. Dans les années 60 et 70, le son cubain intégra des accents de jazz pour créer la salsa, qui a maintenant le succès que l'on connaît en Europe et en Amérique.
La plus célèbre figure littéraire cubaine est sans conteste José Martí, que l'œuvre, la vie et l'engagement révolutionnaire ont élevé au rang de héros. Cirilo Villaverde y de la Paz, Alejo Carpentier, Nicolas Guillén, José Lezama Lima ou encore Guillermo Cabrera Infante sont autant de grands noms de la littérature cubaine.
Plus récemment, la romancière Zoé Valdès (La douleur du dollar) ou le cinéaste Tomás Gutiérrez Alea (Fraise et chocolat) ont exporté la culture cubaine.
Le gouvernement a mis en œuvre une politique d'appui aux arts traditionnels cubains au lendemain de la révolution, notamment afin de lutter contre l'influence nord-américaine dans ces domaines.
La nourriture servie à Cuba dépend pour une large part des approvisionnements du jour (à moins d'avoir réservé un forfait comprenant les repas). La viande de porc ou de bœuf, le riz, les haricots, les œufs, les tomates, le manioc (yuca) et la laitue constituent la base de l'alimentation. L'influence espagnole se fait sentir dans la façon de préparer ces ingrédients. Les légumes frais et le poisson sont peu consommés sur l'île. Les plats les plus présents dans les menus sont le carne asada (viande rôtie), le picadillo (bœuf haché), l'arroz con pollo (poulet et riz). L'ajiaco est un ragoût de viande et de légumes parfumé à l'ail, tandis que le moros y cristianos mêle riz et haricots noirs. Les viandes sont souvent accompagnées de fufú, bananes vertes bouillies, écrasées et salées. Les frituras de maíz (beignets de maïs) sont délicieux, tout comme les glaces (helados), malheureusement rendues rares par la pénurie chronique de lait.
Le rhum cubain, enfin, est réputé.
85% des Cubains étaient de religion catholique avant la révolution. L'île comptait en 1959 environ 700 prêtres catholiques, en général originaires d'Espagne. Plus de 500 d'entre eux ont quitté l'île, de gré ou de force, à l'issue de la révolution. En 1961, la loi de nationalisation de l'éducation confia à l'état le contrôle des écoles catholiques privées.
En 1992, un amendement de la Constitution a autorisé la liberté de culte sur l'île, avec quelques restrictions. Dans les faits, les croyances religieuses des anciens esclaves africains se sont fondues avec le catholicisme, donnant lieu à des cultes afro-cubains baptisés santerías. Tolérés dès les lendemains de la révolution, les santerías - qui associent saints catholiques et divinités yorubas - comptent certainement plus d'adeptes que le catholicisme pur.
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