Cuba fait figure de parenthèse entre la Floride et le Yucatán. A l'entrée du golfe du Mexique, elle est baignée au nord par l'océan Atlantique et au sud par la mer des Caraïbes. Seulement le quart de son territoire - qui totalise plus de 5 700 km de côtes pour 110 860 km² - est occupé par des montagnes boisées. Des plaines favorables à l'élevage et à la culture de la canne à sucre couvrent la majeure partie de l'île. Trois ensembles montagneux peu élevés s'en détachent : les Alturas, à l'ouest, ne dépassent guère 700 m ; la Sierra de Escambray, au centre, atteint une altitude moyenne de 1 140 m ; au sud-est, enfin, les montagnes de la région de l'Oriente accueillent le point culminant de l'île, le Pico Turquino (1 972 m). Cuba ne compte pas de fleuve ou de lac important.
La fosse des Caïmans, profonde de 7 200 m, sépare Cuba de la Jamaïque. Elle correspond à la frontière entre les plaques tectoniques nord-américaine et caraïbe, ce qui explique les tensions sismiques enregistrées dans cette partie du globe. Outre l'île principale, la République cubaine englobe l'île de la Juventud (2 200 km², au sud de La Havane) et près de 4 200 îlots et récifs coralliens en majeure partie inhabités.
L'agréable climat subtropical de Cuba est influencé par la douceur des alizés du nord-est. Le thermomètre varie peu au cours de l'année et seules deux saisons sont franchement marquées. L'"été", humide, dure de mai à octobre. L'"hiver", plus sec, va de novembre à avril. Les températures moyennes oscillent entre 22°C (février) et 27°C (juillet et août). L'est de l'île est légèrement plus chaud que l'ouest. Septembre et octobre détiennent des records de pluie et correspondent au point culminant de la saison cyclonique ; ils sont à éviter.
Plus de 6 000 espèces de plantes cohabitent à Cuba. Pourtant, moins de 20% de l'île sont, de nos jours, couverts de forêt, contre plus de 50% au début du siècle. Les espèces originelles de la forêt tropicale incluent l'ébène et l'acajou. Les récents efforts de reboisement ont cependant privilégié l'eucalyptus. L'arbre le plus caractéristique reste le majestueux palmier royal (Reistonae regia), qui figure sur les armoiries du pays. Cuba se targue d'en posséder 20 millions, dont certains atteindraient 40 m de haut. Le très rare palmier-liège, l'agave, le flamboyant ou encore le ceiba (fromager dont le fruit donne le kapok) sont également visibles sur l'île. Cuba compte par ailleurs des centaines d'espèces d'orchidées. La fleur nationale est le jasmin papillon.
La faune endémique est davantage présente dans les marécages, les régions montagneuses et les îles. Crocodiles, iguanes, lézards, salamandres et une quinzaine d'espèces de serpents non vénimeux en constituent la majeure partie. Le manjuarí, véritable fossile vivant, tient autant du poisson que du reptile. Le majá, plus grand serpent de l'île, peut atteindre 4 m de long. Le jutía est le plus gros mammifère terrestre de Cuba. Ce rongeur inoffensif de 60 cm environ se nourrit de feuilles et survit surtout dans les îles périphériques. Le mammifère marin le plus visible est le lamantin, proche de l'éléphant de mer.
La grue, le flamand, le gobe-mouches, le faucon, le colibri, la perruche, le perroquet et le pélican figurent parmi les 350 espèces d'oiseaux présentes à Cuba. Les ornithologues amateurs pourront les observer dans plusieurs sites réputés. L'oiseau national est le tocoroco, dont les plumes rouges, blanches et bleues rappellent les couleurs du drapeau cubain. L'île est également le royaume du plus petit représentant de l'ordre des oiseaux : le zunzuncito (ou calypte d'Hélène), dont les mâles ne pèsent guère plus de deux grammes.
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