229 av. J.-C. Les Illyriens de Croatie tombent sous la domination de Rome.
285 L'empereur romain Dioclétien fait construire le palais fortifié de Split.
Vers 625 Après la chute de Rome (Ve siècle), des tribus slaves originaires de l'actuelle Pologne émigrent en Croatie. Pendant ce temps, les tribus croates s'installent dans l'actuelle Croatie.
925 - Les deux provinces sont réunies en un seul royaume qui se maintient jusqu'au XIIe siècle.
1242 Les Tatars dévastent la Croatie.
Début du XVe siècle- La République de Venise annexe la côte dalmate.
XVIe siècle Devant la menace turque sur les Balkans, le Nord de la Croatie se place sous la protection des Habsbourg d'Autriche et y restera jusqu'en 1918.
1809-1813 La France napoléonienne s'empare de la Croatie qui forme, avec l'Istrie et la Slovénie, les Provinces illyriennes.
1867-1868 Le Nord de la Croatie est rattaché à la Hongrie et se voit accorder une relative autonomie.
1918 Après la défaite de l'Empire austro-hongrois au cours de la Grande Guerre, la Croatie adhère au royaume des Serbes, Croates et Slovènes.
1929 Création de la Yougoslavie avec Belgrade pour capitale.
1934 Assassinat du roi des Serbes Alexandre 1er par les nationalistes croates de la société secrète de l'Oustacha.
1941 - Invasion allemande de la Yougoslavie et instauration d'un gouvernement fantoche oustachi en Croatie. Ce dernier applique une politique de purification ethnique : quelque 350 000 Serbes, Juifs et Tziganes sont éliminés. Nombre d'opposants croates au fascisme oustachi rejoignent les partisans communistes. A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, on dénombre près d'un million de morts en Croatie et en Bosnie-Herzégovine.
1945 La Croatie devient l'une des six républiques de la République populaire fédérative de Yougoslavie dirigée par un communiste, le maréchal Tito. Devançant les républiques méridionales sur le plan économique, elle réclame davantage d'autonomie.
Années 70 Les revendications autonomistes croates entraînent une série de purges politiques en Yougoslavie.
1980 Mort de Tito et instauration d'une présidence tournante entre les différentes républiques. L'économie croate décline.
Fin des années 80 La féroce répression dans la province serbe du Kosovo à majorité albanaise fait craindre la domination des Serbes sur l'ensemble de la Fédération yougoslave. Avec la chute du communisme à l'Est, les Croates revendiquent leur indépendance.
1990 Election à la présidence de Franjo Tudjman, chef de la Communauté démocratique croate. Dans la nouvelle Constitution, les Serbes de Croatie deviennent une "minorité nationale" et non plus une "nation constituante".
1991 En juin, la Croatie déclare son indépendance de même que l'enclave serbe de Krajina (auparavant rattachée à la Croatie). De violents combats opposent les Croates à l'armée fédérale serbe, et aux Serbes de Croatie. Un quart du pays tombe aux mains de l'armée yougoslave et des milices serbes. En octobre, l'armée fédérale attaque Dubrovnik et bombarde le palais présidentiel à Zagreb. La Communauté européenne impose des sanctions à la Serbie. En novembre, les Serbes s'emparent de Vukovar après trois mois de siège.
1992 En janvier, après plusieurs tentatives de cessez-le-feu, l'ONU déploie des forces sur le territoire croate occupé par les Serbes : l'armée fédérale se retire. En mai, la Croatie est reconnue par l'ONU.
1993 En janvier, la Croatie lance une attaque contre la Krajina toujours aux mains des milices serbes. Celle-ci réplique en se proclamant république.
1994-1995 La Krajina signe un cessez-le-feu en 1994, mais la violence éclate à nouveau en mai de l'année suivante. Perdant le soutien de Belgrade, la petite république est envahie par les forces croates : 150 000 Serbes fuient la région.
1995 Les accords de Dayton signés en décembre ramènent enfin la stabilité dans le pays. Pourtant des milliers de réfugiés vivent encore dans l'attente. Par ailleurs, le gouvernement doit résoudre la question des soldats démobilisés, du logement des Croates déplacés et des infrastructures massivement détruites. En dépit de ces écueils, la Croatie est parvenue à réparer une grande partie des dégâts causés par la guerre - la restauration de Dubrovnik se révèle particulièrement réussie.
1997 Réélection de Franjo Tudjman.
1999 Mort de Franjo Tudjman.
2000 élection de Stipe Mesic à la présidence de la République. Adhésion à l'OMC.
2001 Accord de coopération avec l'Union européenne dans l'optique d'une intégration.. Le gouvernement décide de remettre au Tribunal pénal international de La Haye deux généraux soupçonnés de massacres en 1995.
2002 La Croatie fait partie des dix pays de l'Est candidats à l'OTAN. Le Conseil de sécurité de l'Onu prolonge la Mission d'observation des Nations unies dans l'enclave croate de Prevlaka (MONUP).
2004 La Croatie a obtenu le statut de candidat à l'Union européenne qu'elle espère intégrer en 2007.
2005 Stjepan Mesic est reélu, en janvier, pour un second mandat présidentiel, avec plus de 60% des suffrages. En mars, l'UE déclare que l'ouverture des négociations d'adhésion sont reportée. La coopération de la Croatie avec le TPIY (Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie) pour l'arrestation du Général Ante Gotovina, inculpé pour crimes contre l'humanité, est jugée insuffisante. Celui-ci est arreté quelques mois plus tard, en Espagne.
2006 Milan Babic, l'ancien chef des Serbes de Croatie condamné par le Tribunal pénal international à treize ans de prison pour crimes contre l'humanité, se suicide en prison aux Pays-Basle le 6 mars. En juin, le pays reprend les négociations pour son adhésion à l'Union européenne.
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