1456 Arrivée des premiers marins portugais sur des îles inhabitées, mais à la végétation luxuriante.
1462 Les Portugais reviennent pour fonder Ribeira Grande (l'actuelle Cidade Velha) sur São Tiago. Ils amènent avec eux des esclaves des côtes de l'Afrique de l'Ouest. L'archipel devient une escale commode pour les navires participant au commerce triangulaire.
1747 Première sécheresse, un fléau qui ne cessera de frapper le Cap-Vert. Le phénomène est aggravé par la déforestation et l'élevage intensif, qui ont détruit la plus grande partie des pâturages.
XVIIIe et XIXe siècles Alors que les principales périodes de sécheresse déciment plus de 100 000 personnes, le gouvernement portugais reste indifférent au sort de sa colonie. Le déclin du commerce lucratif des esclaves porte un coup supplémentaire à l'archipel, mettant un terme à la prospérité du Cap-Vert.
1832 Charles Darwin se rend au Cap-Vert et découvre le paysage lunaire et desséché des îles. Les Capverdiens commencent à émigrer en Nouvelle-Angleterre, mouvement favorisé par la présence abondante de baleines dans les eaux de l'archipel. En effet, dès 1810, des baleiniers du Massachusetts et de Rhode Island (états-Unis) recrutent leurs équipages dans les îles de Brava et de Fogo.
Fin du XIXe siècle Les paquebots viennent se ravitailler en charbon, en eau et en vivres, profitant de la situation géographique du Cap-Vert. Mais les sécheresses continuent de sévir. Pendant la première moitié du XXe siècle, la famine fait encore plusieurs milliers de victimes.
XXe siècle Les Capverdiens sont traités moins durement par le pays colonisateur que les autres colonies portugaises africaines en raison de leur peau plus claire. Une minorité d'entre eux reçoit une éducation et le Cap-Vert est la première colonie à bénéficier d'un enseignement supérieur. Au moment de l'indépendance, un quart de la population sait lire, contre 5 % en Guinée portugaise (actuelle Guinée-Bissau). Encouragés par le mouvement indépendantiste du continent, les Capverdiens forment un mouvement pour la libération avec les natifs de Guinée-Bissau.
Années 1960 Les peuples capverdien et guinéen mènent une des plus longues guerres d'indépendance d'Afrique, le dictateur portugais Salazar n'étant pas enclin à abandonner ses colonies.
1975 - Indépendance du Cap-Vert. Les sécheresses se succèdent.
Années 1990 Malgré un climat plus clément et un rendement doublé des récoltes, une sécheresse sévère et longue frappe le Cap Vert, l'obligeant à faire appel à l'aide alimentaire internationale.
1991 Premières élections multipartites. Le tout jeune Movimiento para a Democracia (MPD) remporte 70 % des suffrages et forme un nouveau gouvernement avec pour Premier ministre le Dr Carlos Veiga et pour président António Monteiro.
1992 Le gouvernement et le président sortants sont réélus à leur propre succession, lors des premières élections organisées sous la nouvelle Constitution du pays.
1995 Victoire du MPD aux élections parlementaires.
1997 Une nouvelle très forte sécheresse détruit 80 % des récoltes. Les élections présidentielles et parlementaires ont marqué le retour de la gauche au pouvoir. C'est désormais l'ancien Parti africain de l'Indépendance du Cap-Vert, le PAICV, qui gouverne.
2001 Très courte victoire du socialiste Pedro Pires aux élections présidentielles.
2004 Le parti au pouvoir a subi un demi-échec aux élections municipales de mars : l'opposition gère désormais 11 des 17 municipalités de l'archipel. Après ce résultat, José Neves a opéré à un remaniement ministériel. Les bonnes performances économiques du pays ont incité l'ONU, fin 2004, à ne plus classer le pays parmi les moins avancés (PMA).
2005 Une pétition demande au Portugal de soutenir l'éventuelle candidature capverdienne d'adhésion à l'UE. L'archipel fête le 30ème anniversaire de son indépendance le 5 juillet.
2006 Le 12 février, Pedro Pires remporte à nouveau l'élection présientielle avec 51,1% des voix.
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