Le Burkina Faso rassemble plus de 60 ethnies, dotées chacune de leurs caractéristiques sociales et culturelles, mais se proclamant toutes burkinabées. Parmi les principales figurent les Bobos, installés près de la ville de Bobo Dioulassa, les Foulanis, les Lobis et les Sénufos. Les Mossis sont toutefois les plus nombreux. Ils descendent d'un royaume impérial et leur empereur, ou moro-naba, jouit d'un prestige et d'une influence considérable. Certains groupes mossis sont musulmans.
Si les Burkinabés sont chaleureux, il convient cependant d'éviter toute démonstration d'affection en public, ainsi que l'étalage de chair nue - en particulier dans le Nord musulman. Il ne s'agit pas là de pudibonderie, mais plutôt de respect vis à vis de l'intimité des deux sexes. Un bermuda long peut en effet convenir pour les hommes comme pour les femmes. Les Burkinabés s'offrent traditionnellement des cadeaux lorsqu'ils se rendent visite : des étoffes, des coquillages (coris) ou des fruits, mais tout objet usuel est le bienvenu. Faites donc de même, sans oublier de porter un présent au chef du village, et ne refusez jamais un présent. Lorsque vous rencontrez quelqu'un, il est d'usage de lui demander comment il va, et de prendre des nouvelles de la famille, même s'il s'agit d'un inconnu.
Héritage de la colonisation, le français reste la langue officielle. Mais 90 % de la population parle d'autres langues, d'origine soudanaise.
Toutes les ethnies possèdent leur propre style artistique. On connaît surtout l'art des Mossis, des Bobos et des Lobis. Les Mossis créent notamment de somptueux masques d'antilope, de plus de 2 m de haut, peints en rouge ou blanc. Ils sont généralement portés lors des cérémonies funéraires ou pour garder certaines denrées. Les Bobos fabriquent, pour leur parts de grand masques papillons, ornés de bandes rouges, blanches et noires, qui servent à invoquer la déesse Dode la fertilité. Les masques des Bobos illustrent en fait un bestiaire complet. Seuls les masques papillons se portent horizontalement. Les Lobis ont préservé des traditions ancestrales et pratiquent notamment encore les rites d'initiation dyoro pour les jeunes garçons. Ils se distinguent également par leurs sculptures sur bois, destinées à protéger la famille, œuvres d'art très prisées.
Le Burkina Faso est à l'origine du renouveau de la culture et de l'art africains. Après des débuts timides en 1969, le festival du film Fespaco, qui se déroule tous les deux ans, offre désormais une version africaine intellectuelle de la scène cinématographique indépendante, sans film à gros budget et loin du snobisme du show-biz ou de la course aux prix. Un autre festival culturel, organisé les années sans Fespaco, propose d'autres représentations artistiques, musique, danse et théâtre. Enfin, le Burkina accueille le plus grand marché artisanal d'Afrique.
Les amateurs de plats roboratifs arrosés de sauce devraient trouver leur bonheur. Les sauces sont omniprésentes et se déclinent dans un infinie variété de plats : riz sauce, riz gras (riz avec une sauce aux légumes), sauce de poisson, bœuf sauce aubergine ou encore mouton sauce tomate. Dans les zones rurales, le rat de brousse (avec ou sans sauce), sorte de ragondin, est un mets de choix.
Le Burkina Faso demeure l'un des rares pays d'Afrique de l'Ouest où l'islam n'est pas massivement majoritaire. Près de la moitié de la population pratique toujours l'animisme.
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