Culture

Berlin est une ville tout à fait détendue. La tenue de soirée est rarement de rigueur. Les Berlinois sont généralement accueillants et amicaux. Si vous êtes invité chez quelqu'un, apportez des fleurs ou une bouteille de vin. Et lors d'un dîner, n'omettez pas de féliciter la maîtresse de maison pour l'excellence de sa cuisine. Selon le degré d'intimité, on se serre la main ou on s'embrasse pour se saluer. Lors d'un appel téléphonique, commencez par mentionner votre nom ; c'est une règle de base de la politesse outre-Rhin.

Enfin, ne traversez pas quand le feu est au vert pour les voitures et ne tentez pas de carotter votre tour dans une file d'attente, comportements qui vous attireront des regards méprisants et des remarques acerbes.

L'allemand est la langue officielle à travers tout le pays. Un petit nombre de Berlinois pratiquent le dialecte local, le Berlinisch. Nombreux sont les jeunes Allemands à parler anglais, enseigné comme langue étrangère à l'école.

Quelques expressions utiles :

Bonjour : Guten Tag
Bonsoir : Guten Abend
Au revoir : Auf Wiedersehen
Salut : Tschüss, Tschüssken
Merci (beaucoup) : Danke (schön)
S'il vous plaît : Bitte
Excusez-moi : Entschuldigung
Comment allez-vous ? : Wie geht es Ihnen ?

Après un long et flamboyant passé artistique, qui rencontra son apogée dans les années 20, Berlin présenta, après la Seconde Guerre mondiale, un paysage culturel tout aussi fractionné que la ville elle-même. Dans le domaine de la peinture, les artistes de l'Est devaient suivre la ligne du réalisme socialiste, d'où s'évadèrent Otto Nagel et Max Lingner. A la fin des années 60, la Berliner Schule (École berlinoise) produisit des ouvres un peu plus sensuelles et, dans les années 70 et 80, les problèmes de l'individu devinrent la principale source d'inspiration.

A l'Ouest, l'abstrait domina pendant les vingt années qui suivirent la guerre. Le milieu des années 60 vit l'éclosion de la peinture figurative, influencée par le pop art, et du réalisme critique, plus politisé et représenté par Hermann Albert, Hans-Jürgen Diehl et Wolfgang Petrick, entre autres. En 1973, le mouvement de la Schule der Neuen Prächtigkeit (l'École de la nouvelle magnificence) proposa une approche similaire dans laquelle s'illustrèrent notamment Manfred Bluth, Matthias Koeppel et Johannes Grützke. Dans les années 80, l'expressionnisme refleurit grâce à un groupe appelé Junge Wilde (Jeune Sauvage).

Jusqu'en 1945, l'histoire du cinéma allemand épousa celle de Berlin. Aujourd'hui, Hamburg et Munich ont volé la vedette à la nouvelle capitale, bien que cette dernière accueille depuis 1951 le Festival international du film de Berlin. Fondé en 1971, le Forum international du nouveau cinéma, qui accueille des films plus radicaux et plus alternatifs, a su trouver sa place auprès des compétitions classiques.

Après les fastueuses années 20 (Nosferatu le Vampire de Murnau, en 1922 et Metropolis, de Fritz Lang en 1926) et 30 (L'Ange bleu de Joseph von Sternberg en 1930, le Testament du Dr Mabuse, de Fritz Lang en 1932), le cinéma berlinois bascule dans la propagande et l'antisémitisme. Les années qui suivent la fin de la guerre ne voient guère émerger de chefs-d'ouvre et il faut attendre la fin des années 70 pour assister à une renaissance. Ce sera l'époque du retour à Berlin de talentueux réalisateurs, comme Wolker Schlöndorff, Margarethe von Trotta et Rainer Werner Fassbinder, à qui l'on doit, entre autres, L'Honneur perdu de Katharina Blum (1975), Le Tambour (1979) et Querelle (1982).

Le théâtre berlinois ne s'épanouit réellement qu'au milieu du XVIIIe siècle, avec l'arrivée d'auteurs comme Gotthold Ephraim Lessing et Johann Wolgang von Goethe. Il connaît un âge d'or jusqu'en 1814, alors qu'August Wilhelm Iffland dirige le Théâtre royal national. Il faudra attendre 1894 qu'il refleurisse, quand Otto Brahm prend la direction du Deutsches Theater. Considéré comme le pionnier du théâtre moderne, il donne une dimension psychologique aux personnages et cherche à refléter la réalité dans le langage et les situations de la dramaturgie. Il engage un jeune acteur, Max Reinhardt, qui devient le metteur en scène sans doute le plus influent du théâtre allemand. Les pas de Reinhardt croiseront ceux d'une autre figure illustre, Bertolt Brecht. Celui-ci s'installe à Berlin en 1924 pour travailler avec Reinhardt au Deutsches Theater, avant de développer son propre style, le "théâtre épique". Son œuvre la plus célèbre, L'Opéra de quat'sous est présentée au Theater am Schiffbauerdamm en 1928. Brecht émigre aux Etats-Unis pendant la période nazie.

Après la Seconde Guerre mondiale, la stagnation artistique touche le théâtre pendant plus de vingt ans. Ce n'est qu'en 1970 que la réouverture du Hallesches Theater, à Berlin Ouest, ranime brièvement ce secteur. De l'autre côté du mur, le Volksbühne devient l'une des scènes les plus inventives avec le Deutsches Theater. Jusqu'à la réunification, les théâtres de l'Est ont été des lieux de discussions politiques et de renouveau. Désertés depuis 1990, ils attendent que l'effervescence s'apaise, ce qui pourra prendre plusieurs années.

Bien que les trois opéras berlinois, le Deutsche Oper, le Staatsoper et le Komische Oper possèdent leurs propres troupes, la danse est toujours demeurée en retrait par rapport au théâtre. Toutefois, le ballet connut une renaissance après la Seconde Guerre mondiale sous l'impulsion de Tatjana Gsovsky, une immigrante russe.

Berlin fut plus actif dans le domaine de la danse moderne. Isadora Duncan y ouvrit sa propre école, la Duncanschule, en 1904 et les fécondes années 20 donnèrent naissance à une nouvelle forme de danse, caractérisée par une expression excessive, souvent comique. Aujourd'hui, les deux principales salles de danse moderne sont la Tanzfabrik, un collectif fondé à Kreuzberg en 1978, et le Hebbel Theater, également à Kreuzberg.

Eclipsée dans le domaine de la musique pendant des siècles par Vienne, Leipzig et d'autres villes, Berlin n'a apporté que peu de contributions originales à l'histoire de cet art. Le XIXe siècle vit la fondation du célèbre Berliner Philharmonische Orchester en 1882, dirigé successivement par Hans von Bülow, Richard Strauss et Arthur Nikisch. Wilhelm Furtwängler en prit la direction en 1922 et la conserva, sans interruption, jusqu'en 1954. Herbert von Karajan lui succéda et donna à l'orchestre une renommée mondiale. Aujourd'hui, Claudio Abbado en est le directeur artistique.

On ne peut parler de musique à Berlin sans rendre hommage à Kurt Weill à qui l'on doit, entre autres, les mélodies de L'Opéra de quat'sous et de Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny, les chefs-d'ouvre de Brecht. A cette même époque, Mischa Poliansky est l'une des figures emblématiques de la musique de cabaret.

A la fin des années 80, la musique techno envahit la scène berlinoise. Peut-être vient-elle du groupe Kraftwerk, dont la musique synthétique a rencontré un succès international, et de la house, originaire de Chicago et de Detroit ? A Berlin, la techno est devenue un mouvement qui s'est répandu à travers toute l'Europe. Parmi les clubs pionniers qui l'ont promue, citons Ufo et Planet. Ce mouvement a donné naissance à la Love Parade, qui se déroule chaque année dans les rues de la cité au mois de juillet. Cette rave, qui comptait 3 chars et 150 participants à ses débuts, rassemble maintenant des centaines de milliers de participants et dure tout un week-end.

Les 750 années d'existence de la ville ne se reflètent guère dans son architecture. Seul le quartier du Mitte a conservé quelques bâtiments néoclassiques et ceux des époques précédentes sont encore plus rares. Déjà dans les années 1920, les contemporains d'alors observaient que Berlin était "essentiellement une création des temps modernes". Par ailleurs, les cicatrices de la guerre et de la division, ajoutées à la reconstruction faite dans l'urgence après la Seconde Guerre mondiale, ont créé un imbroglio de styles rarement harmonieux.

Dans le centre, la Marienkirche et la Nicolaikirche font partie des rares bâtiments témoignant du passé médiéval de la cité. Le style baroque, du milieu du XVIIe siècle au début du XVIIIe, est également peu représenté. La Sophienkirche dans la Spandauer Vorstadt, au nord d'Unter den Linden, en est peut-être le plus pur exemple. De cette même époque, datent la chapelle du palais de Köpenick, les 300 maisons de Friedrichstadt, le Schloss Niederschönhausen à Pankow, ainsi que la Zeughaus (armurerie), le Schloss Charlottenburg et la Parochialkirche, dans le Mitte. La transition entre le baroque et le néoclassique s'illustre par le célèbre château de Sans Souci et par le Staatsoper, dans Unter den Linden. Plus nombreux sont les bâtiments de la période néoclassique à avoir survécu, tels la Brandenburger Tor, le belvédère du château de Charlottenburg, l'Altes Museum sur la Museumsinsel, le monument aux Guerres de Libération à Kreuzberg, le Schlossbrücke, le Schloss Glienicke et la Friedrichwerdersche Kirche pour ne mentionner qu'eux. La fin du XIXe siècle voit apparaître des bâtiments d'un style appelé aujourd'hui Historimus, mélange de gothique, de Renaissance, de baroque, de rococo et de néoclassique. Parmi les monuments importants de cette époque, citons le Reichstag, le Bodemuseum sur la Museumsinsel, le Berliner Dom et le Theater des Westens.

L'époque nazie se caractérise par des ouvrages monumentaux et lourdement néoclassiques. Quelques-uns d'entre eux sont encore debout, dont le stade olympique, le plus célèbre, et l'ancien ministère de l'Aviation (aujourd'hui Detlev-Rohwedder-Haus), près de la Potsdamer Platz. Les constructions d'après-guerre sont aussi décevantes dans l'ancien Berlin-Est qu'à l'Ouest. Des architectes de l'Est se sont inspirés des réalisations moscovites, érigeant de massives structures sans grâce et inhumaines. L'Ouest, guère mieux loti, ne s'est amélioré qu'en 1957 avec la création du Hansaviertel, une structure aérée qui s'étend le long du périmètre nord-ouest de Tiergarten et où sont intervenus des architectes de renom, comme Walter Gropius, Oscar Niemeyer et Alvar Aalto.

Depuis la chute du mur, des quartiers entiers émergent des terrains vagues. Certains des meilleurs architectes mondiaux (Renzo Piano pour la Potsdamer Platz, Jean Nouvel pour les Galeries Lafayette) travaillent à redonner une image unifiée à cette ville.

La religion dominante est le protestantisme, suivi par le catholicisme. Du fait de l'importance de la communauté turque, l'islam est également très présent. Renforcés par les émigrants en provenance de Russie, les juifs sont aujourd'hui au nombre de 10 000 (160 000 avant-guerre).

Lonely Planet

Berlin

Recherchez plus d’informations avec «Yahoo! Search» sur Berlin

Liens Promotionnels

"Vacances à Berlin"
Location Vacances au Coeur de Berlin - 2 personne 55 EUR/nuitWaytoStay.com/berlin-vacances
"30EUR la nuit le séjour"
Trouvez un appart, un hôtel, ou des auberges au centre de Berlin.www.Berlin30.com
"Pour des vacances à deux"
Découvrez les destinations soleil sélectionnées par le Club Med.www.clubmed.fr
"berlin location vacances"
500 Location Appartements à Berlin . Au Centre - Meublé - Confortable.all-Berlin-Apartments.com/fr
Votre site ici
© 2009 Lonely Planet Publications Pty Ltd. Tous droits réservés.
Yahoo! et ses partenaires fournisseurs de contenu ont fait de leur mieux pour fournir une information la plus à jour possible. Yahoo et ses partenaires fournisseurs de contenu ne sauraient être tenus pour responsables de tout dommage subi par quiconque résultant de ces informations. Charge à vous de vérifier toutes les informations (comme les visas, la santé et la sécurité, les transports et les formalités douanières) auprès des autorités compétentes .
Copyright © 2009 Yahoo! Tous droits réservés. Mise à jour : données personnelles - NOUVELLES conditions d'utilisation - Aide - Suggestions concernant ce service - Propriété Intellectuelle
Tous les services et toutes les prestations proposés vous sont présentés et fournis exclusivement par nos sociétés partenaires, agents de voyage titulaires d'une licence d'état conformément aux exigences de la loi du 13 juillet 1992, et sous la responsabilité exclusive de ces dernières. Yahoo! ne saurait être, en aucun cas ni de quelque manière que ce soit, considéré comme agent de voyage.