Avec 95 % de musulmans, l'archipel observe largement le ramadan. Aïd al-Fitr, qui célèbre la fin de ce mois de jeune, voit l'île se déchaîner pendant quatre jours de fêtes, au son du taarab. C'est également le moment privilégié que les habitants de Stone Town choisissent pour refaire leur garde-robe. La coutume veut en effet que hommes, femmes et enfants se pressent sur les marchés dans une joyeuse cacophonie pour se choisir de nouveaux atours. Vient ensuite la fête : les bars et les rues se remplissent d'une foule bigarrée, déambulant entre les concerts qui fleurissent partout dans une ambiance de kermesse.
Le swahili (qui regroupe trois dialectes principaux) et l'anglais sont les langues officielles. Le swahili, très répandu en Afrique centrale et de l'Est, trouve son origine à Zanzibar. Il comprend de nombreux mots arabes. Dans l'archipel, on parle le dialecte unguja. Les Hadimus, les Tumbatus et les Pembas représentent les différentes ethnies de l'archipel. Les Hadimus viennent de plusieurs endroits du continent. Les Tumbatus vivaient à l'origine sur l'île du même nom et dans la partie nord de Zanzibar. Les Pembas sont quant à eux originaire de l'île de Pemba. La majeure partie de la population non africaine, les Shirazis, descend des premiers immigrés de Shiraz, en Perse (l'Iran actuel).
Zanzibar, pays du taarab, est l'endroit rêvé pour apprendre enfin à se déhancher en rythme ! Cette musique d'inspiration africaine, arabe et indienne présente une certaine harmonie entre les îles de l'archipel. Les danses traditionnelles, qui expriment de façon énergique des remerciements et des prières, servent à la fois de rite de passage et de moyen de communication avec les ancêtres. Très riche autrefois, l'art figuratif tanzanien se résume aujourd'hui bien souvent à quelques pièces créées spécialement pour les touristes. Plus authentiques sont les quelque 500 portes de bois sculpté, dont la plupart sont plus anciennes que les maisons elles-mêmes. Le travail délicat, restituant l'influence géométrique arabe et l'inspiration florale indienne, témoignait de la prospérité et du statut social de leur propriétaire. D'une manière générale, on retrouve ces deux types d'influences dans l'architecture de la ville, auxquelles s'ajoutent des éléments africains et européens : des bâtiments carrés de deux ou trois étages renfermant des cours intérieures ou des vérandas, des habitations surmontant des échoppes aux façades et balcons ornementés, l'utilisation de pierre de corail noir Un patrimoine classé par l'Unesco qui a été sauvé de justesse par un vaste programme de réhabilitation, qui concerne plus de 600 de ces bâtiments.
Plat local typique, l'ugali se compose de farine de maïs ou de manioc ou d'un mélange des deux, arrosé d'une sauce à la viande, au poisson, aux haricots ou aux légumes. On peut déguster les traditionnels plats de poisson swahilis cuisinés au lait de coco dans tout l'archipel. À Zanzibar Town, vous apercevrez peut-être de bonne heure le matin des vendeurs de uji, un porridge clair et sucré, servi avec du pain et des œufs durs. Goûtez aussi le mkate wa kumimina, un pain absolument unique préparé à partir de pâte à crêpes, que vous pourrez accompagner d'un café acheté auprès des vendeurs ambulants.
La population de l'archipel se compose quasi exclusivement de musulmans sunnites (les chrétiens sont à peine 1%, et la communauté hindoue est assez réduite).Les danses traditionnelles, qui expriment de façon énergique remerciements et prières, servent à la fois de rite de passage et de moyen de communication avec les ancêtres.
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