Les Viennois sont assez formalistes (il est d'usage de se saluer par l'expression "GrÜss Gott") et les plus âgés d'entre eux emploient toujours le langage et l'étiquette de l'ancien Empire, baptisés Kaiserdeutsch (littéralement l'allemand de l'empereur) ou SchÖnnbrunndeutsch (l'allemand de SchÖnnbrunn). Vous trouverez cela charmant ou pompeux - c'est selon !
Les Viennois s'habillent pour sortir au théâtre ou à l'opéra ; porter des jeans ou un survêtement (pour un étranger) est tout juste toléré.
Les Viennois parlent allemand, avec un accent similaire à l'accent bavarois et des expressions qui leur appartiennent en propre.
Petite taverne : Beisl
Argent : Gerstl/Moos
Gâteau viennois : GuglhÜpf
Ami : Haberer
Saucisse : Hasse
Crème : Obers
Tomates : Paradeiser
Verre à schnaps : Stamperl
Verre à vin : Stiftl
Vienne est avant tout célèbre pour sa scène musicale. Des compositeurs de toute l'Europe vinrent s'y établir aux XVIIIe et XIXe siècles : Gluck, Mozart, Haydn, Beethoven, Schubert... C'est ici qu'est née la valse, au début du XIXe siècle, et que Johann Strauss fils la porta à sa perfection. A la fin du même siècle, d'autres styles émergèrent avec l'arrivée d'Anton Bruckner, de Johannes Brahms, de Gustav Mahler, de Richard Strauss.
Le XXe siècle vit l'émergence de la nouvelle école de Vienne avec les œuvres d'Arnold Schoenberg, d'Alban Berg et d'Anton Webern. Vienne est aujourd'hui renommée sur la scène mondiale pour ses orchestres philharmoniques, ses institutions musicales, ses opéras et ses salles de concert.
En ce qui concerne l'architecture, Vienne connaît une variété de styles allant du roman au moderne, en passant par le gothique, très populaire entre les XIIIe et XVIe siècles, le Renaissance, le baroque, resplendissant à Vienne, ou le rococo.
Au plan littéraire, le XIXe siècle fut particulièrement prolifique pour la capitale autrichienne : Arthur Schnitzler, Hugo von Hoffmansthal, Georg Trakl, Robert Musil. Les écrivains contemporains les plus connus sont Thomas Bernhardt et Peter Handke.
La scène théâtrale viennoise, enfin, est extrêmement vivante ; elle bénéficie de quatre théâtres fédéraux, le Burgtheater étant la salle la plus importante du monde germanophone.
N'oublions pas la science et la philosophie, dont l'université de Vienne a été le cœur pendant les années 1920 et 1930 : le Cercle de Vienne a accueillit des personnalités telles que Karl Popper, Ludwig Wittgenstein et Sigmund Freud.
Le cinéma enfin : le cinéaste Michael Hanecke, réalisateur notamment de La pianiste, qui se déroule à Vienne, a acquis aujourd'hui une renommée internationale incontestée.
La gastronomie viennoise traditionnelle est le plus souvent consistante ; la viande y occupe une place privilégiée, comme en témoignent la très populaire Wienerschnitzel (côtelette de veau panée) et ses variantes au porc (Schwein) ou à la dinde (Puten). Le goulasch, ragoût de bœuf à la sauce au paprika, est également très prisé, tout comme les KnÖdel (boulettes de pâte), les multiples sortes de saucisses (Wurst) et, bien sûr, les succulentes pâtisseries, dont la plus connue est le Strudel.
Vous trouverez du vin et de la bière en quantité, de même que du rhum (Obstler). Il n'empêche que la boisson favorite des Viennois est le café, souvent bu dans les établissements du même nom. Ces derniers font partie intégrante du mode de vie viennois : la ville en compte des centaines. C'est l'endroit idéal où les regarder vivre, où vous reposer de longs moments en lisant le journal. Sachez que le Kaffeehaus est traditionnellement le lieu préféré des hommes, qui y trouvent des échiquiers, des billards, du vin, de l'alcool et des repas légers, tandis que le Café Konditorei est le refuge des femmes : il est le plus souvent de style rococo et sert moult gâteaux et pâtisseries.
La religion joue un rôle important dans la vie de nombreux Autrichiens. Même les droits religieux des enfants sont protégés : leur affiliation est choisie par leurs parents, mais il leur est demandé, entre l'âge de 10 et 12 ans, de décider celle qui a leur préférence !
Un recensement, conduit à Vienne en 1991, a donné les chiffres suivants : 890 000 catholiques, 80 000 protestants, 160 000 "autres", 400 000 personnes se déclarant sans religion.
Recherchez plus d’informations avec «Yahoo! Search» sur Vienne