Melbourne et Sydney

Un voyage qui débute le 21 mars 2008 et finit le 10 avril 2008
L'Australie est un immense pays. Difficile à appréhender … Plus d'infos  
L'Australie est un immense pays. Difficile à appréhender en trois semaines ! Du coup, on s'est focalisé sur Melbourne et Sydney.
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Backpacking

Nous sommes partis pour 18 mois, en voyage et en amoureux. Au programme, l'Afrique de l'Ethiopie à Madagascar, l'Amérique du Sud d'Equateur à la Tierra del Fuego, la Nouvelle Zélande, l'Australie, l'Asie, et retour par le transibérien.

Pour suivre l'aventure : www.trip-harmonic.com  


C’est plutôt Nat qui avait envie d’aller en Australie. Pour moi, je voyais ce pays comme un repère de joueurs de rugby rougeauds, fachos et pas finauds, buvant des bières dans des villes brûlées par la sècheresse sous l’œil fatigué de quelques kangourous à la poche pleine.

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p1170208.JPG Pourtant, c’est tout l’inverse que l’on découvre en arrivant à Melbourne.
D’abord, il pleut. Ensuite, une dame blonde, très fine, très douce, se met en quatre pour nous aider à trouver un endroit où dormir.
« C’est le week-end de Pâques, tout est complet, vous comprenez…
- Ah, c’est Pâques ?
Elle nous aurait dit qu’on était le 15 janvier ou le 18 août, on aurait réagi de la même façon tant la notion de date et de temps nous est devenue étrangère !
-
Mais aujourd’hui c’est pâques, on est en automne, il pleut des cordes et tous les hôtels sont complets. Tous ? Non, seul un téméraire backpacker accepte de nous offrir un lit. On prend donc une navette vers ce qu’on voulait à tout prix éviter : un backpacker en centre-ville. Pour nous, dormir dans ces dortoirs géants en voyage, c’est comme aller manger au mac do. On y rencontre un concentré du monde entier, mais rien du pays où on est.
La navette nous arrête dans cette rue sombre, face à un blokos gris. Quelques mecs fument des clopes devant la porte sous l’œil fasciné de midinettes étrangères, alors que 30 personnes font comme nous la queue à la réception. Une forte odeur de bière rance émane de la moquette bariolée. La classe.
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p1170169.JPG Par chance une chambre double vient de se libérer, et nous n’aurons pas à partager en plus les ronflements et les odeurs de pieds. On enfume quand même la chambre d’encens pour atténuer l’odeur de pourriture et de renfermé. Mauvaise idée, ça sent aussi bon que lorsqu’un mec s’asperge de parfum juste après son footing. La re-classe.
On part se faire un plat de nouilles à la cuisine, le « joint bar », où comme dans tous les backpackers du monde, une poignée de 25-35 légumise devant la TV. Personne ne se parle, normal : c’est l’heure des Simpson.
Ca nous rend tristes, car on était partis avec cette image romantique du backpacker libre et curieux, qui voyage avec son sac à dos pour mieux se faufiler à travers le monde. C’est de cette façon que nous aimons voyager, sans attaches, sans routine et sans penser à demain. Mais autour de nous, on remarque que chacun recrée son quotidien, suit son programme TV, s’enfile des bières dès le milieu de l’aprèm sans même faire l’effort de chercher un meilleur bar que celui de l’hôtel. Un journaliste curieux de cette façon de s’enfermer entre étrangers à l’autre bout du monde a résumé la chose par les mots surpris d’une jeune fille : « but, we are not travelling, we are backpacking ! »
Cqfd.
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Nous subissons donc notre backpacker, la queue devant l’ascenseur, les rots aux toilettes et les mecs bourrés dans les couloirs. On dort quand un mec tape à la porte :
« Open please !
- Eh mate, you are in the wrong room
- no it’s my room ! I want to sleep open, quick !
- No, it is not your room
- Yes it’s my room !
Après un quart d’heure de ce manège, le mec se rend enfin compte que sa chambre est à l’étage d’au-dessus.
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Nous arrivons à échapper à cet endroit pour découvrir la ville. Des magasins de fringues, des petits bistrots, des sushibars, des mecs bien mis, des filles en talons… En moins d’une heure, on ne supporte plus nos vêtements « qui sèchent vite, ne froissent pas et laissent passer la transpiration ». Ah, une bonne pâtisserie, une salade au vinaigre balsamique… On rassemble toute notre bonne volonté pour ne pas épuiser le budget de la fin de notre voyage en mille futilités !
Dans le quartier de Fritz Roy et de Brunswick, on rencontre Kate, qui mixe des musiques balkanes. Drôle et agréable introduction à la culture australienne ! Tous les looks sont dans la nature et l’alcool coule au point d’en noyer certains. Les filles nous font penser aux petites anglaises, très excentriques avec un sérieux problème d’alcool. Au sud, à Saint-Kilda, on passe la soirée avec Berto et Suzy, puis Jean-François pour écumer les boîtes du bord de mer. A l’est, c’est David et Mathiew qui nous accueillent chez eux avant l’aller assister au récital de David (voir la vidéo).
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p1170407.JPG Pourtant, malgré toutes ces rencontres aussi sympas qu’enrichissantes, on a un peu le blues. Melbourne nous fait tellement penser à Paris ! Avec tous les travers qu’on va avoir beaucoup de mal à retrouver en rentrant : la frustration, le jugement, le béton, la consommation, la sensation du temps qui passe. On voudrait partir traverser le désert, mais sans passer par un groupe c’est très très cher. Ou il faudrait beaucoup de temps. On ne se sent pas assez bien ici pour avoir envie d’y passer quatre mois, on garde donc ce voyage pour le jour où l’envie nous titillera vraiment.


 
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fantastic aimerai vraiment découvrir un jours de ma vie et l plus rapidement possible
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je reconnais l'internationnal backpacker de Melbourne, un endroit à éviter!!!
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tanalain via burundi
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