A pied au Maroc

Un voyage qui débute le 28 août 2004 et finit le 18 septembre 2004
Tags pour ce voyage : découverte, randonnéePlus d'infos  

Tag(s) pour ce voyage

Ajouté(s) par Bisounours des banlieues
découverte, randonnée
ajouté(s) par d'autres utilisateurs
Tags de ce voyage
Ajouter des tags
Personnaliser les tags
Annuler

 
1/3
 
Afficher :Une entrée par page | Toutes les entrées sur une page
Début du voyage : Agadir, Essaouira, Marrakech

Image28/08/2004
Nous arrivons à l'aéroport d'Agadir. Pour rejoindre la ville, une agence de voyage affrete un mini-bus. Jeff demande à combien revient la course et le gars lui répond que la ville est à 30km. On prend un taxi après négociation. 50 dirhams la course, c'est en effet moins cher que le mini-bus, mais à l'arrivée, le chauffeur demande 20 dirhams de plus pour les bagages. Je lui donne 10 dirhams et 1 euro et il exige encore 5 dirhams. On rigole et on part...

...Après le dîner, nous achetons un paquet de cartes. Le vendeur ne comprend pas ce qu'on lui raconte, il nous sort un paquet de 40 cartes, et se persuade que c'est suffisant pour un rami. 5 bonnes minutes passent avant qu'il ne comprenne et qu'il nous sorte un paquet de 54...

Sentiment général sur Agadir :
Une ville très touristique et par bien des aspects moderne. Elle ressemble très fortement à Hammamet (Tunisie) sauf que c'est très nettement plus grand. Ce n'est pas déplaisant mais on se sent quand même bien mieux dans les quartiers populaires de la ville, plus vivants et plus proches de l'idée que j'ai du quotidien marocain.

29/08/2004
Nous quittons Agadir par le car-confort à 08h00. Le chauffeur du car a la facheuse tendance d'appuyer sur le champignon dans les virages en pleine montagne. Après une pause d'un 1/4 d'heure dans un petit bled, il semble déjà plus calme. Sur la route, tout un tas d'arganiers et comme le dit le "guide du routard", il y a bien des chèvres sur les branches ! Traversant un bled où se tenait un marché (souk), je trouve très amusant de voir les ânes parqués comme des voitures, immobiles. En revanche, je suis surprise de constater qu'il n'y a aucune femme pour faire le marché.

Nous arrivons à Essaouira à 11h30. A peine descendus du car, des femmes en haïk et des enfants nous pressent : "Tu cherches une chambre ?!". Visiblement, le système de logement chez l'habitant est très répandu dans cette ville. Sur le grand boulevard, une femme en haïk bleu vient nous chercher. C'est notre logeuse (recommandée par un ami en France), K., une femme se débrouillant très bien en français...
Sitôt arrivés, nous sommes invités par le chef de maison, un vieux monsieur très sympathique à boire un excellent thé accompagné de pain, de beurre et de confiture. Le chef de maison nous explique qu'il accepte rarement les Marocains dans ses chambres et jamais les couples non-mariés, considérant que sa maison n'est pas un bordel...

Nous sortons ensuite visiter la medina. C'est un très grand souk s'ouvrant avec le marché des légumes et des viandes, puis des vêtements et la droguerie. Les vendeurs d'épices attirent les clients en leur proposant un thé "royal", dont le goût est très proche du thé andalou. Céline et Jeff discutent un petit moment dans la boutique d'un de ces vendeurs, portant un "bob rasta" sur la tête. Il n'est pas le seul dans cette ville à avoir adopté ce style rasta. Céline et Jeff sortent de la boutique sans avoir rien acheté mais ce jeune vendeur dit que ce n'est pas grave, qu'il est "cool".

Image Nous prenons la direction du port où on s'installe sur un large muret. Nous avons une vue magnifique sur un océan en rage, les vagues venant frapper les rochers. On s'installe ensuite à une table d'une des nombreuses cabanes blanches et bleues servant de restaurants à poissons. Nous dégustons des calamars, des sardines, des araignées de mer, des crevettes etc...

Le soir, nous dînons dans un restaurant de piètre qualité. Le vendeur cherche à nous extorquer de l'argent, nous comptant le repas à 160 dirhams au lieu de 120.
De retour chez K., je raconte aux autres des histoires d'horreur, de djinns et de démons qui font flipper Céline toute la nuit...

Sentiment général sur Essaouira :
Une ville très mignonne avec un souk où les touristes disparaissent sous la masse des autochtones. Comme sans doute dans toutes les villes marocaines, l'ancienne ville semble pauvre, exclusivement tournée vers le cormmerce à la criée et le bazar. Notre logement était situé en son coeur. Malgré toute cette pauvreté, Essaouira est une ville à voir sans être un lieu de long séjour?

Image

Image
 

 

 

 

 

 

 

 

31/08/2004

Nous prenons le car pour Marrakech. Nous nous y prenons la tête avec une jeune femme à qui Jeff et Céline avaient visiblement pris la place sans le savoir. Elle veut qu'ils se lèvent et Jeff refuse du fait que s'il récupère sa vraie place, il serait obligé de demander à toute la rangée de se décaler d'un siège. Mais la fille ne veut pas lâcher le morceau. Elle part avertir le chauffeur qui très logiquement lui attribue une autre place. Ce qui ne l'empêche pas de nous glisser une petite remarque des plus agréables sur le fait que les Européens ne comprenaient jamais rien au système des sièges dans le car et de fait semaient inévitablement la pagaille.

ImageNous arrivons à Marrakkech. La ville est chaude et toute rose. C'est encore un nouveau type de paysage. Les maisons et les trottoirs sont roses ainsi que les mosquées. La ville semble plus grande et plus riche qu'Essaouira. A priori, les deux medina sont très différentes.

L'hotel est un riadh. Les chambres sont minuscules à 50 dirhams la nuit. L'ensemble est douillet et au coeur de la medina, à deux ruelles de la place Jamaa al-fna. Nous partons à la découverte du souk. Il est incroyablement surprenant, pas tellement à cause des objets exposés mais plus du fait de son tissage architectural.  C'est une gigantesque toile d'araignée ou alors un une gigantesque coquille d'escargot. Les plus petites ruelles, confinées dans des espaces vides, mènent à des maisons et non à des places.

Jeffe a l'idée d'aller voir les tanneurs. Pour le coup, ça vaut la peine d'être vu. Une puanteur extraordinaire sort des bassins où baignent les peaux travaillées. Un jeune nous explique grossièrement le métier et les différentes activités. Il nous dit aussi que c'est son lieu de résidence, ce qui me semble choquant compte tenu de l'odeur nauséanbonde, de l'insalubrité des maisons...

Nous regagnons la place en taxi. Nous convenons avec le chauffeur de lui donner 15 dirhams pour la course. Mais il branche son compteur et à l'arrivée, celui-ci affiche 11 dirhams. Résultat : on donne 11 dirhams au chauffeur. Que d'insultes ont fusé lorsqu'on a quitté le taxi !...

Le soir, la place est très animée. Des jeux de pêche, de boxe s'y tiennent en plus de groupes de bateleurs et de musiciens.Au centre, les stands de restauration se succèdent et s'empilent proposant pastilla, tagines, aubergines, crevettes... Des tables sont allongées et les cuisiners font tout sur place.
A la fin du repas, au moment du thé, une vieille femme se joint spontanément à nous pour boire avec nous. Elle fait partie d'un ensemble de mendiants dont les enfants nous ont demandé à manger tout au long du repas.

Nous poursuivons la soirée dans le souk. Jeff se prend la tête avec un marchand sur le prix exhorbitant d'un sac. Nous retournons à l'hotel et nous payons une bonne partie de rigolade sur la terrasse jusqu'à 02h00 du matin. Le gérant nous en vire alors du fait que sur les banquettes de cette terrasse, des hommes dorment.

La nuit est difficile à cause d'une part de la chaleur de la chambre et de la dureté du matelas et d'autre part à cause du muezzin (l'appeleur à la prière) qui chante pendant au moins 1/2 heure en plein milieu de la nuit. Ce n'est pas l'appel à la prière habituel, il récite une série d'invocations dans son haut-parleur. Quelques portes de chambres s'ouvrent et se ferment avec une discrétion incroyablement bruyante...

Image Le matin, nous avons rendez-vous sur la terrasse de l'hotel avec un guide de montagne qui doit nous préparer une randonnée pédestre. C'est finalement une commerciale qui se présente et qui nous propose un circuit clé-en-main pour 450 dirhams par jour et par personne. Une formule à la con avec que du bus et des photos à prendre. En fait, les lieux à visiter ont l'air pas mal, notamment la vallée des kasbahs, mais c'est vrai que pour l'avoir déjà fait en Espagne, le contexte du circuit organisé avec un groupe de 50 personnes en short et T-shits jaunes fluo, kodak en bandoulière n'a rien d'attrayant. Nous convenons d'organiser une randonnée à l'arrache en allant directement dans un village de la montagne.

Le soir, nous retournons sur la place et nous engageons une discussion fort sympathique avec un vendeur d'objets fétiches. Pendant ce temps, deux chiens coincés l'un dans l'autre font l'attraction pendant quelques minutes...

Sentiment général sur Marrakech :
C'est une destination incontournable. La medina est immense, les ruelles sont tellement étroites que les jellabas et les sacas suspendus couvrent le peu de luminosité qui arrive à pénétrer dans le souk. La place Jamma al-fna est tout bonnement impressionnante de vie et d'ambiance. Malgré toute cette beauté et cette originalité, le marchandage constant et la rigidité des commerçants rompent le charme de la ville. Il faut tout le temps négocier et pour tout : le souk, les taxis, les restos, les calèches, l'hotel... C'est une vraie bataille à chaque fois et cela a tout pour me déplaire tant c'est stressant à la longue.


 
1/3
 
Afficher :Une entrée par page | Toutes les entrées sur une page
 
Parler de ce voyage


Au programme

non planifié

Pays
 
 
Average rating (a bunch):
Lire les avis des internautes
 
 
 
Ajouter:
Nous n'avons trouvé aucun voyage ! Créez votre voyage !