Météo | Voir la carte | Ajouter au voyage | Ajouter des photos |




Cette place magnifique date du XIIe siècle. Dès le XIVe siècle, Bruxelles était le centre d'un commerce florissant, et un marché recouvrait la place et toutes les rues avoisinantes, comme en témoignent encore leurs noms : rue au Beurre, rue des Bouchers, rue du Marché-aux-Poulets, etc. Les guildes (corporations), de plus en plus florissantes, y installèrent leur siège, et la construction de l'hôtel de ville, splendide ouvrage gothique, consacra la Grand-Place en tant que cœur commercial, politique et civique de la ville. On y organisait, sous les cris enthousiastes de la foule, des tournois médiévaux et des exécutions publiques.
En 1695, Bruxelles fut bombardée 36 heures durant sur ordre de Louis XIV ; seul l'hôtel de ville survécut en l'état, et tous les autres bâtiments de la Grand-Place sont donc des copies (fidèles) datant de la fin du XVIIe siècle. Depuis quelques années, la place est rendue aux piétons. La circulation est interdite et tous les dimanches matin un marché aux fleurs se tient jusqu'en début d'après-midi.
Vous découvrirez à deux pas, toujours dans le "bas de la ville", le fameux Manneken Pis, la place Saint-Géry et ses halles couvertes, les joyaux Art nouveau de la rue du Vieux-Marché-aux-Grains, plusieurs superbes églises.
La place du Grand-SablonLe "haut de la ville" vous fera découvrir cette place d'un grand raffinement, encadrée de maisons de maître et de l'église Notre-Dame du Sablon aux magnifiques vitraux. La place est le cadre d'un marché hebdomadaire aux antiquités et de la Foire annuelle du chocolat, et se targue d'abriter l'un des meilleurs pâtissiers-chocolatiers de la ville, Wittamer. Si vous empruntez la galerie marchande du Sablon, vous arriverez rue des Minimes, où se pressent les galeries d'art. En face de vous, vous verrez la place du Petit-Sablon, charmant jardin orné de 48 statuettes de bronze incarnant les guildes médiévales.
Le palais de justice, l'un des plus grands bâtiments édifiés au XIXe siècle, le palais d'Egmont (XVe siècle) et le quartier aristocratique de la place Royale sont à deux pas.
L'Îlot sacréDans ce quartier très animé aux rues pavées très étroites, juste au nord-est de la Grand Place, à quelques minutes à pied de l'opéra de Bruxelles, vous pourrez explorer les galeries couvertes Saint-Hubert, la Maison de Tintin, la statue de Jeanneke Pis, le Théâtre de Toone, et si la faim vous taraude, des restaurants de fruits de mer vous y attendent.
Le musée HortaIl est installé dans une maison du quartier d'Ixelles, non loin du centre, que Victor Horta dessina et fit construire entre 1898 et 1901, et dans laquelle il vécut jusqu'en 1919. Ce musée est une superbe introduction à l'Art nouveau. L'intérieur est admirable avec ses pièces lumineuses, sa cage d'escalier métallique, ses murs recouverts de miroirs et ses boiseries superbes.
Non loin de là, vous pourrez ensuite aller vous reposer au bois de la Cambre, du nom de l'abbaye du XIIe siècle qui s'y dresse.
Enfin, une visite s'impose à l'Atomium, site de l'Exposition universelle de 1958, dont la forme est celle d'une molécule agrandie 165 milliards de fois.
Bruxelles est encadrée par un superpériphérique, le Ring, et par un "Petit Ring" enserrant le centre-ville, qui se divise en deux parties : le bas (qui comprend la ville médiévale et la plupart des sites touristiques) et le haut, traditionnellement lieu de prédilection de l'élite francophone.
Vous pourrez vous déplacer assez facilement en transports publics – métro, bus et trams.
La conduite automobile est assez sportive, et l'importance du trafic crée des embouteillages.
La région connue aujourd’hui sous le nom de Bruxelles est habitée depuis 2250 av. J.-C., quand une civilisation agraire néolitique s’est établie dans ce qui couvre maintenant les quartiers de Schaerbeek, Boitsfort et Uccle. Les Romains appréciaient cette jolie région de l’empire et y construisirent leurs villas aux Ier et IIe siècle.
La ville continua de se développer durant tout le millénaire. La légende raconte que saint Géry, l’évêque de Cambrai et d’Arras, fit construire une chapelle sur une des îles de la Senne marécageuse (Zenne). En 843, le Traité de Verdun divisa l’Empire des Francs le long de l’Escaut (Schelde en flamand) : c’était la première division des terres belges qui devait conduire à la situation d’aujourd’hui entre la Wallonie et les Flandres.
Les colons se servirent au mieux de la géographie des lieux qui devinrent rapidement un important centre de commerce et de transports dans la région. Les artisans et les marchands y établirent leurs commerces, tandis que divers princes, ducs et comtes se déclaraient tour à tour propriétaire de la région en édifiant des fortifications et des châteaux. En 1229, Henri I, duc de Brabant, publia la première charte de Bruxelles.
En 1302, les marchands bruxellois, conduits par les tisserands, se rebellèrent contre les privilèges grandissants de la bourgeoisie. Après avoir eu l’avantage, ils furent finalement battus par l’armée de Jean II, duc de Brabant, à la bataille de Vilvoorde.
Inébranlable, la classe marchande continua à faire des affaires en or tandis que les bourgeois se bagarraient entre eux. La Bourgogne contrôla la région de 1384 à 1477, initiant la tradition bruxelloise pour son goût des belles choses et de la bonne chère, puis ils perdirent leur pouvoir au profit des Habsbourg, qui construisirent le Canal de Willebroek, long de 28 km, permettant à la région de se développer davantage encore.
En 1555, Charles V de Habsbourg fut contraint d’abdiquer au profit de son fils, Philip II d’Espagne. Les conflits religieux, culturels et les différences de classes au sein de la population cosmopolite de l’ancienne et la nouvelle Bruxelles menèrent à de violentes protestations, connues sous le nom de la Fureur iconoclaste. L’Espagne parvint à conserver le pouvoir sur la région jusqu’en 1713, l’année de la signature du Traité d’Ultrecht, qui régla la Guerre de Succession espagnole en cédant les Pays-Bas espagnols, dont faisait partie la Belgique, aux Habsbourg.
Les Habsbourg continuèrent à gérer la richesse toujours grandissante de Bruxelles jusqu’à ce que la Révolution dans la France voisine donne quelques idées aux gens du pays. Mais avant d’avoir le temps de les mettre en application, les Français entraient dans la ville en 1794 et réclamèrent les Pays-Bas aux Autrichiens.
Bien sûr, tout finit par se payer, et quand Napoléon Bonaparte arriva en 1815, il s’arrêta dans un joli coin non loin de là, appelé Waterloo. Le bain de sang qui suivit est à l’origine de la création du Royame Uni des Pays-Bas, comprenant l’actuelle Belgique et le Luxembourg. Le 21 juillet 1831, le roi Léopold devint le premier gouverneur de la Belgique indépendante.
Bien que la Belgique soit restée neutre durant la guerre franco-prussienne (1870-1871), les tensions commencèrent à se faire sentir entre les peuples flamands et ceux de langue française, une division linguistique qui demeure à ce jour. Les décennies suivantes virent la construction d’une sorte d’empire colonial menée par le roi Léopold, avec des possessions africaines soixante-dix fois plus grandes que la Belgique elle-même.
Quand la Première Guerre mondiale a éclaté, les Allemands brisèrent le statut neutre de la Belgique et occupèrent le territoire. Assez naturellement après un tel traitement, la Belgique s’allia avec la France pendant l’entre-deux guerres et fut bombadée et occupée par l’Allemagne nazie de 1940 à 1944. Bien que certains accusèrent le roi Léopold III de collaboration, de nombreux Belges sont persuadés que sa réédition précoce a sauvé le pays
Néanmoins, sous pression des socialistes wallons, Léopold III fut contraint d’abdiquer et de laisser le trône à son fils, Baudouin Ier, qui devint un des chefs les plus aimés en Europe. Il libéra le Congo (incapable cependant de le sauver de la dictature qui s’ensuivit), parvint à calmer les tensions franco-flamandes (mais sans parvenir à les résoudre), à organiser une Exposition universelle en 1958 et à attirer à la fois l’OTAN et la Commission européenne à Bruxelles, où tous deux ont maintenant leur siège. La mort de Baudouin en 1993 a sincèrement attristé toute la nation, et fort nombreux étaient ceux qui se sont retrouvés devant le palais royal pour manifester leur soutien à la famille royale.
Bruxelles continue de se développer et prospérer comme grand centre de commerce, d’industrie et de relations internationales. Elle lutte toujours pour son identité, et la langue demeure un sujet épineux, mais au milieu des nouveaux gratte-ciels peuplés de diplomates et d’hommes d’affaires, le cœur antique de la ville continue de battre.
Si l'actualisation de la carte est activée, de nouveaux résultats de recherche apparaissent lorsque vous déplacez la carte.
Oui, continuer Non, la désactiver