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AéroportsBerlin possède deux aéroports internationaux,héritage de l’époque à laquelle la ville étaitdivisée par le Mur. L’aéroport international deTegel (TXL), le plus grand, se trouve à 8 kmau nord-ouest du centre-ville. L’aéroport deSchönefeld , à quelque 22 km ausud-est du centre-ville, était autrefois situé àBerlin-Est.Pour tout renseignement sur l’un de cesaéroports, consultez le site www.berlinairport.de ou appelez le 0180-500 0186.Si tout se passe comme prévu, Berlin se verradotée d’un grand aéroport international en 2011,lorsque l’aéroport de Schönefeld aura été agrandipour former l’aéroport Berlin BrandenburgInternational (BBI). L’aéroport historique deTempelhof n’est plus ouvert aux volscommerciaux depuis fin 2008.
Berlin est relié au reste de l’Europe par des bus longue distance. Les départs et les arrivées ont lieu au ZOB (Zentraler Omnibusbahnhof), la gare routière centrale, à Charlottenburg, en face de la Funkturm (tour de la radio).
Le système ferroviaire allemand est reconnu comme le plus efficace d’Europe. Il relie Berlin au reste du pays et aux autres nations européennes. Le flambant neuf Hauptbahnhof a ouvert en mai 2006 ; c’est la plaque tournante pour les trains longue distance, interurbains et régionaux qui arrivent à Berlin. Les services régionaux s’arrêtent aussi dans d’autres gares centrales, comme Bahnhof Zoo au centre ouest (à destination de l’est de Berlin) et Ostbahnhof au centre est.
On peut se déplacer en voiture : la A10 relie Berlin aux autres villes Allemandes et étrangères dans toutes les directions, y compris la A11 vers Szczecin (Stettin) en Pologne ; la A12 vers Francfort /Oder ; la A13 vers Dresde ; la A9 vers Leipzig, Nuremberg et Munich ; la A2 vers Hanovre, Magdebourg, et la région de la Ruhr, enfin la A24 vers Hambourg.
La F10, qui fait la navette entre Kladow et Wannsee, effectue des trajets courts et pittoresques, (vous pouvez utiliser les mêmes tickets que dans les autres transports publics). Les ferries partent toutes les heures, toute l’année si le temps le permet, en principe de 9h au coucher du soleil.
U/S Bahn est le moyens les plus efficaces pour vos déplacements dans Berlin. Il y a 10 lignes U-Bahn et 13 lignes S-Bahn qui fonctionnent de 4h à 24h - sauf le week-end et avant et après les jours fériés - alors le service continue toute la nuit sur toutes les lignes sauf la U4. Pour aller plus loin, empruntez les lignes Regionalbahn (RB) et Regionalexpress (RE).
Les bus berlinois sont assez lents mais confortables. Un grand «H» est inscrit aux arrêts. Les conducteurs vendent des tickets et rendent la monnaie. L’arrêt suivant est habituellement annoncé ou affiché sur un panneau lumineux. Signalez au conducteur que vous souhaitez descendre en appuyant sur le bouton situé sur la barre d’appui. Les bus de nuit circulent de minuit à 4h30, avec un départ environ toutes les 30 minutes - les tarifs sont inchangés.
Les vieux trams branlants du passé ont été remplacés par des nouvelles versions aux lignes harmonieuses. Ils ne circulent que dans les quartiers est de la ville ; près de 30 lignes sillonnent toute la moitié est de Berlin.
Conduire à Berlin est plus facile que dans la plupart des grandes villes, mais ce n’est tout de même pas une promenade de santé. Travaux et constructions vont bon train, provoquant embouteillages, déviations mystérieuses et impasses inattendues. Il est plus judicieux d’emprunter les excellents transports publics.
Vous trouverez des stations de taxis aux aéroports,devant les principales gares ferroviaireset dans toute la ville. En plus de la prise encharge de 3 €, comptez 1,58 € le kilomètrejusqu’à 7 km, puis 1,20 € pour chaque kilomètresupplémentaire. Pour appeler un taxi,composez le 443 322, le 210 202 ou le%263 000. Aucun supplément de nuit n’estexigible. Les bagages volumineux sont taxés1 € par unité. Comptez environ 13 € pour unecourse de l’Alexanderplatz au ZoologischerGarten. Pour estimer le coût d’un trajet ouréserver un taxi en ligne, consultez le sitewww.taxi-in-berlin.de (en allemand).Pour les trajets courts, il existe un forfaitde 3,50 €, le Kurzstreckentarif, qui permet deparcourir 2 km. Ce forfait est valable uniquementsi vous arrêtez un taxi et demandez cetarif au chauffeur avant qu’il n’active soncompteur. Au-delà des 2 km, le tarif habituels’applique à la totalité de la course.Les pourboires des chauffeurs de taxi semontent en général à 10% de la course.
Les vélos-taxis (4431 9428 ; www.velotaxi.com) constituent une alternative confortable etécologique pour les petits trajets. Ils comportentgénéralement deux places passager et fonctionnentà l’aide d’un petit moteur électrique. Ils sonten service de fin mars à octobre de 12h à 20hle long de quatre itinéraires : de l’Adenauerplatzà l’Europa Center, de l’Europa Center à la portede Brandebourg, de la porte de Brandebourg àl’Alexanderplatz, et de la Friedrichstrasse à laPotsdamer Platz. Vous pouvez en héler un ou vousrendre à l’un des arrêts qui jalonnent ces circuits.Comptez 2,50 €/pers pour le premier kilomètre,puis 1 €/pers par kilomètre supplémentaire. Lescircuits de découverte de la ville (30 min) sontfacturés 7,50 €/pers.
Le vélo est un excellent moyen de visiter Berlin – il existe des pistes cyclables et des boutiques de location de bicyclettes dans toute la ville.
Le centre historique de Berlin est assez peu étendu et peut se visiter à pied – en toute sécurité au centre et même dans les grands parcs comme le Tiergarten. Mais, comme partout ailleurs, soyez vigilant la nuit.
Depuis Paris, Air France et Lufthansa relientBerlin par vol direct, respectivement cinq foiset trois fois par jour. Ces deux compagnies neproposent pas de liaisons directes depuis laprovince. En revanche, plusieurs compagniesà bas prix sont sur le marché et proposentdifférents trajets. EasyJet dessert Berlin par voldirect depuis l’aéroport de Bâle-Mulhouse (10a 11 vols par semaine), depuis Nice (4 vols parsemaine) et depuis Paris (9 vols par semaine).Comptez 1 heure 45 de vol depuis Paris,2 heures depuis Nice et 1 heure 25 depuisBâle-Mulhouse. Les liaisons entre Berlin et la plupart des villes européennes se font facilement par le train ou le bus.
Il est facile de se promener dans les rues de Berlin. Contrairement aux autres grandes villes, piétons et cyclistes sont les rois et l’U/S Bahn est un modèle d’efficacité. Les bus sont lents mais confortables. Dans les quartiers est de la ville on peut emprunter les nouveaux trams. On peut conduire, mais mieux vaut utiliser les nombreux transports en commun.
La région aujourd’hui occupée par Berlin a été habitée dès l’Âge de pierre, mais son histoire « moderne » a commencé au XIIIe siècle par la création des comptoirs de Berlin et Cologne par des marchands itinérants de la région de l’actuel Nikolaiviertel, dans le district de Mitte. En 1307, Berlin et Cologne s’unirent pour des raisons politiques et sécuritaires.
Dans les années 1440, l’Électeur Friedrich II de Brandebourg établit les règles de la dynastie des Hohenzollern qui devait durer jusqu’à ce que le Kaiser Wilhelm II s’enfuie de Potsdam en 1918. Berlin se développa en 1470, quand l’électeur quitta Brandebourg et se fit construire un palais près de l’actuelle Schlossplatz (anciennement Marx-Engels-Platz).
Pendant la Guerre de Trente ans, la population de Berlin fut décimée, mais au milieu du XVIIe siècle, la ville devint encore plus prospère sous le règne du prétendu Grand Électeur Friedrich Wilhelm. Sa vision constitua la base du pouvoir de la Prusse et il aida financièrement les réfugiés juifs et huguenots qui cherchaient asile et soutien.
Le fils du Grand électeur, Friedrich Ier, premier roi de Prusse, fit de Berlin sa capitale. Avec sa seconde épouse Sophie Charlotte, il encouragea le développement des arts et des sciences, sa cour étant constituée d’intellectuels. Son petit-fils, Friedrich II, s’illustra par ses constructions et dut sa renommée à son bon sens politique et militaire. À la fin du XVIIIe siècle, les Lumières prirent de l’autorité grâce au dramaturge Gotthold Ephraim Lessing et au philosophe et éditeur Friedrich Nicolai. Tous deux contribuèrent à faire de Berlin une vraie ville internationale.
Le XIXe siècle commença très mal, avec l’occupation française en 1806-1813 et, en 1848, une révolution démocratique bourgeoise fut réprimée, étouffant en même temps le développement politique commencé avec les Lumières. La population doubla entre 1850 et 1870 avec la révolution industrielle aiguillonnée par des entreprises comme Siemens et Borsig. En 1871, Bismarck, premier ministre de Prusse, créa l’Empire allemand sous le Kaiser Wilhelm Ier. La population de Berlin atteignait deux millions en 1900.
Avant la Première Guerre mondiale, Berlin était devenu un géant industriel, mais la guerre et ses conséquences aboutirent à la révolte dans toute l’Allemagne. Le 9 novembre 1918, Philipp Scheidemann, chef du parti social démocrate, proclama la République allemande depuis un balcon du Reichstag (parlement) ; quelques heures plus tard Karl Liebknecht proclama une république socialiste libre depuis un balcon du City Palace. En janvier 1919, les spartakistes berlinois Liebknecht et Rosa Luxemburg furent assassinés par des survivants de la vieille armée impériale qui pénétrèrent dans la ville et mirent fin à la révolution par le sang.
À la veille de la prise du pouvoir par les Nazis, le parti communiste était le parti le plus fort dans le « Berlin rouge », avec 31 % des suffrages en 1932. À Berlin, il restait de nombreux anti-Nazis sous Hitler. La ville fut bombardée par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, surtout à la fin du conflit. La décisive Bataille de Berlin commença à la mi-avril 1945 avec l’arrivée de 1,5 million de soldats soviétiques vers la capitale. Le 30 avril, les combats atteignirent le siège du gouvernement et le bunker où s’était réfugié Hitler avec sa maîtresse Eva Braun. Dans l’après-midi, Hitler se donna la mort après avoir tué sa compagne. L’Allemagne capitula quelques jours plus tard. Les bâtiments que l’on voit aujourd’hui dans Unter den Linden, et ailleurs, ont été reconstruits depuis.
En août 1945, au cours de la Conférence de Potsdam, les quatre puissances alliées – États-Unis, Grande Bretagne, France et Union Soviétique - divisèrent l’Allemagne en quatre zones d’occupation et Berlin en quatre secteurs, chaque pays contrôlant son propre secteur. La division à long terme de l’Allemagne commença en juin 1948 quand trois des alliés introduisirent le Deutschmark dans leurs zones sans avoir consulté les Soviétiques. L’URSS décida alors le blocus de Berlin ouest, mais les Alliés établirent un pont aérien pour ravitailler la zone et barrer la route à l’invasion. En octobre 1949, Berlin Est devint la capitale de la RDA. La construction du Mur de Berlin en août 1961 arrêta l’afflux de travailleurs spécialisés à l’Ouest.
Le 9 novembre 1989 marque la chute du Mur. Le traité d’Unification entre les deux Allemagnes désigna Berlin comme capitale officielle du pays. En juin 1991, le Bundestag vota le transfert du siège du gouvernement de Bonn à Berlin au cours des dix ans à venir. Un important groupement d’entreprises publiques et privées fut chargé de construire de toutes pièces le cœur de la métropole. Dans les années 1990, un ballet de grues fit renaître le quartier de Potsdamer Platz avec comme points d’ancrage Daimler City, le Sony Center et le Beisheim Center (achevés respectivement en 1998, 2000 et 2004). En avril 1999, un Reichstag rénové ouvrit ses portes pour abriter le parlement.
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